Sérieuses réflexions sur la persévérance des saints

John Wesley

1. De nombreux ouvrages ont déjà été publiés sur cet important sujet. Cependant leur longueur les rend difficiles à la compréhension par le lecteur moyen voire même inaccessible à l'achat. Un traité clair et concis sur ce sujet est un souhait que les hommes raisonnables ont depuis longtemps. C’est ce que ce traité offre à ceux que Dieu a dotés d'amour, de douceur et de sagesse.

2. Par saints, j’entends, ceux qui sont sanctifiés ou justes selon le jugement de Dieu ; ceux qui sont portés par la foi qui purifie le cœur, qui produit une bonne conscience ; ceux qui sont greffés sur l’olivier franc, l'Église spirituelle et invisible ; ceux qui sont les sarments de la vraie vigne, dont le Christ dit : « Je suis la vigne, vous êtes les sarments » ; ceux qui connaissent le Christ de manière concrète, et qui par cette connaissance ont échappé aux souillures du monde ; ceux qui voient la lumière de la gloire de Dieu sur la personne de Jésus-Christ, et qui ont été rendus participants au Saint-Esprit, par le témoignage et les fruits de l'Esprit ; ceux qui vivent par la foi dans le Fils de Dieu ; ceux qui sont sanctifiés par le sang de l'alliance ; ceux qui relèvent de tout ou partie de ces caractéristiques, voilà ceux que je veux désigner par le terme saints.

3. Est-ce que certains d'entre eux peuvent tomber ? Par tomber, nous n’entendons pas tomber quelque peu dans le péché. Il est considéré comme évident qu’ils le peuvent. La question est plutôt : peuvent-ils tomber complètement ? Est-ce que l'un d'entre eux peut tomber loin de Dieu au point d’en arriver à périr pour l’éternité ?

4. Je suis conscient que les deux positions sur cette question se heurtent à de grandes difficultés telles que la raison seule ne pourra jamais les éliminer. Donc, allons « à la loi et au témoignage ». Laissons la parole vivante trancher : Et si celle-ci parle en notre faveur, nous ne chercherons ni ne demanderons un témoignage supplémentaire.

5. En accord avec ce principe, je crois qu'un saint peut tomber ; je crois que ceux qui sont sanctifiés ou justifiés à l'égard du jugement de Dieu peuvent néanmoins tomber loin de Dieu jusqu’à en arriver à la perdition éternelle.

I.

Car ainsi parle le Seigneur : « Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, [...] parce qu’il s’est livré à l’iniquité et au péché ; à cause de cela, il mourra. » (Ézéchiel 18:24). On devrait voir ici une référence à la mort éternelle, qui apparaît aussi au verset 26 : « Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, et meurt pour cela, il meurt à cause de l’iniquité qu’il a commise. » C'est tant la mort temporelle que la mort éternelle qui sont évoquées ici.  En effet, ce point de vue se révèle en phase avec l’objectif général du chapitre, qui est de prouver que « l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. » (Ez 18:4). Si vous me dites : « ici, l'âme désigne le corps », je vous réponds : « celui-ci mourra, que vous péchiez ou non ».

6. Une fois de plus, ainsi parle le Seigneur : « Lorsque je dis au juste qu’il vivra, s’il se confie dans sa justice » (ou qu'il tienne cette promesse comme absolue et inconditionnelle), « et commet l’iniquité, toute sa justice sera oubliée, et il mourra à cause de l’iniquité qu’il a commise ». (Ézéchiel 33:13).

Puis encore : « Si le juste se détourne de sa justice et commet l’iniquité, il mourra à cause de cela. » (Ez 33:18).

Par conséquent, celui qui est sanctifié et justifié envers le jugement de Dieu peut malgré tout tomber et périr éternellement.

7. « Comment cela pourrait-il être cohérent avec d’autres déclarations de Dieu comme celle-ci : "Si ses fils abandonnent ma loi et ne marchent pas selon mes ordonnances, s’ils violent mes préceptes et n’observent pas mes commandements, je punirai de la verge leurs transgressions, et par des coups leurs iniquités ; mais je ne lui retirerai point ma bonté et je ne trahirai pas ma fidélité, je ne violerai point mon alliance et je ne changerai pas ce qui est sorti de mes lèvres. J’ai juré une fois par ma sainteté : Mentirai-je à David ?" » (Psaume 89:31-36).

Je réponds qu'il n'y a aucune incohérence entre les deux déclarations. Le prophète déclare le juste jugement de Dieu contre tout homme juste qui déchoit de sa justice. Le psalmiste déclare les anciennes faveurs que Dieu a jurées par amour à David dans sa vérité. « J'ai trouvé », dit-il, « David, mon serviteur, je l’ai oint de mon huile sainte. Ma main le soutiendra, et mon bras le fortifiera [...] Je rendrai sa postérité éternelle, et son trône comme les jours des cieux. » (Ps 89:21-22 ; Ps 89:30). Il s'ensuit : « Si ses fils abandonnent ma loi et ne marchent pas selon mes ordonnances, s’ils violent mes préceptes et n’observent pas mes commandements, je punirai de la verge leurs transgressions, et par des coups leurs iniquités ; mais je ne lui retirerai point ma bonté et je ne trahirai pas ma fidélité, je ne violerai point mon alliance et je ne changerai pas ce qui est sorti de mes lèvres. J’ai juré une fois par ma sainteté : Mentirai-je à David ? Sa postérité subsistera toujours ; son trône sera devant moi comme le soleil. » (Ps 89:31-37).

Tout homme ne peut-il pas voir que l'alliance dont il est question ici concerne uniquement David et sa descendance ou ses enfants ? Où est donc l'incohérence entre la promesse inconditionnelle faite à une famille particulière et le témoignage solennel que Dieu a donné concernant sa manière de traiter l'humanité tout entière ?

D'ailleurs, l'alliance même mentionnée dans ces mots n'est pas inconditionnelle, mais conditionnelle. La condition de la repentance en cas d'abandon de la loi de Dieu était implicite, bien que non exprimée ; et était si fortement impliquée que, cette condition n'ayant pas été remplie, Dieu a également rompu ses engagements envers David. Il a « modifié ce qui est sorti de ses lèvres », sans pour autant contrevenir à sa vérité. Il « [a] rejeté, [il a] repoussé ! [Il s’est] irrité contre [son] oint ! » (Ps 89:39), les descendants de David, dont le trône, s'il s'étaient repentis, auraient dû être « comme les jours des cieux ». Dieu a « dédaigné l’alliance avec [son] serviteur ; [il a] abattu, profané sa couronne. » (Ps 89:40). Il est vain de vouloir rendre contradictoire ces paroles du psalmiste avec le témoignage du prophète !

8. Il n'existe pas non plus de contradiction entre le message de Dieu transmis par Ézéchiel et les paroles qu'il a prononcées par Jérémie : « Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. » Est-ce que ces paroles affirment qu’un homme juste ne peut pas se détourner de sa justice ? Aucunement. Elles ne touchent pas à cette question, mais déclarent simplement l'amour de Dieu envers l'Église juive. Pour voir cela en toute clarté, il suffit de relire ce passage dans son intégralité : « En ce temps-là, dit l’Éternel, je serai le Dieu de toutes les familles d’Israël, et ils seront mon peuple. Ainsi parle l’Éternel : Il a trouvé grâce dans le désert, le peuple de ceux qui ont échappé au glaive ; Israël marche vers son lieu de repos. De loin l’Éternel se montre à moi : Je t’aime d’un amour éternel ; c’est pourquoi je te conserve ma bonté. Je te rétablirai encore, et tu seras rétablie, vierge d’Israël ! » (Jr 31:1-4).

Permettez-moi de constater, de façon générale, un sophisme qui est constamment utilisé par presque tous les écrivains traitant ce sujet. Ils ne cessent de poser cette question, en l’appliquant aux assertions ou prophéties de certaines personnes qui concernent uniquement l'Église dans sa généralité ; ou certaines autres concernant uniquement l'Église et la nation juives, pour la distinguer des autres peuples.

Si vous me dites : « Il m'a été révélé personnellement que Dieu m'a aimé d'un amour éternel », je vous réponds que je peux supposer que cela est vrai, bien que cela puisse être contesté; cependant cela ne prouve rien de plus, et surtout pas que vous en particulier alliez persévérer. D’ailleurs, cela n’enlèverait rien à la question dans sa perspective générale, à savoir est-ce que d'autres que vous-même pourraient ne pas persévérer.

II.

9. Deuxièmement, ceux qui sont dans la foi qui purifie le cœur et produit une bonne conscience, peuvent malgré tout tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle. En effet, ainsi parle l'Apôtre inspiré : « [combattez] le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. » (1 Timothée 1:18-19).

Nous pouvons observer,

  1. que ces hommes, tels Hyménée et Alexandre, avaient initialement cette foi purifiant le cœur et produisant une bonne conscience ; ce qu'ils avaient initialement, autrement ils n'auraient pas pu « la perdre ».
  2. qu’ils ont « fait naufrage » par rapport à la foi, ce qui implique nécessairement la perte complète et définitive de celle-ci. Car un navire ayant fait naufrage ne peut plus être récupéré. Il est complètement et définitivement perdu.

Et l'Apôtre lui-même, dans sa deuxième épître à Timothée, mentionne l'un de ces deux naufragés comme si celui-ci était perdu de manière irrémédiable. « Alexandre », dit-il, « m’a fait beaucoup de mal. Le Seigneur lui rendra selon ses œuvres. » (2 Timothée 4:14). Donc, celui qui demeure dans la foi qui purifie le cœur et produit une bonne conscience, peut néanmoins tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

10. « Mais comment concilier cela avec les paroles de notre Seigneur affirmant : "Celui qui croira sera sauvé ?" »

Pensez-vous que ce passage signifierait que « celui qui croit » en ce moment même « sera » de manière certaine et inévitable « sauvé » ?

Si cette interprétation est vraie, alors, en appliquant les mêmes règles à l’ensemble du discours, l'autre partie de la phrase devrait signifier : « Celui qui ne croit pas » en ce moment même, « sera » de manière certaine et inévitable « condamné ».

Cette interprétation ne peut donc être valable. Le sens manifeste de l’ensemble de la phrase est donc : « Celui qui croit », s'il poursuit dans la foi, « sera sauvé ; celui qui ne croit pas », s'il poursuit dans l'incrédulité, « sera condamné ».

11. « Mais le Christ ne dit-il pas ailleurs : "Celui qui croit au Fils [...] a la vie éternelle ?" (Jean 3:36) et, celui "qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie" » ? (Jean 5:24).

Je réponds à cela,

  1. L'amour de Dieu est la vie éternelle. Cet amour est, en substance, la vie du paradis. Or, quiconque croit, aime Dieu, et donc « a la vie éternelle ».
  2. Toute personne qui croit « est » donc « passée de la mort », soit de la mort spirituelle, « à la vie » ; et,
  3. « ne vient point en jugement », s'il persévère dans la foi jusqu'à la fin ; selon les propres paroles de notre Seigneur, « celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » et « en vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort » (Jean 8:51).

III.

12. Troisièmement, ceux qui sont greffés sur l’olivier franc, l'Église spirituelle et invisible, peuvent tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.
Car ainsi parle l'Apôtre : « quelques-unes des branches ont été retranchées, et [...] toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier [...]. Si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché. » (Romains 11:17, Rm 11:21-22).

Nous pouvons observer que,

  1. Les personnes à qui ce message s’adresse ont été greffées sur l'olivier.
  2. Cet olivier n'est pas simplement l'Église visible extérieurement, mais c’est l'Église invisible, constituée des saints croyants. D’où le passage : « si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi. » (Rm 11:16). Et, « pour cause d’incrédulité, et toi, tu subsistes par la foi ».
  3. Ces saints croyants étaient encore susceptibles d'être retranchés de l'Église invisible, dans laquelle ils étaient alors greffés.
  4. Ici, il n'est pas sans importance que ceux qui ont été ainsi retranchées puissent être greffés à nouveau. Ainsi, ceux qui sont greffés sur l’olivier franc, l'Église spirituelle invisible, peuvent malgré tout tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

13. « Comment cela pourrait-il être en accord avec le verset 29, "Car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir"? (DRB) »

Le verset qui précède nous l’explique : « en ce qui concerne l’élection », soit l'élection inconditionnelle de la nation juive, « ils sont aimés à cause des pères ; » c'est à dire à cause de leur ascendance. Il en ressort que : du fait qu’« ils sont aimés à cause des pères », Dieu a encore des bénédictions en réserve pour la nation juive. « Car les dons de grâce et l'appel de Dieu sont sans repentir » ; Dieu ne se repent pas des bénédictions qu'il leur a attribuées, ni des privilèges auxquels il les a appelés. Les termes utilisés ici ont été écrits à l’origine avec une emphase particulière concernant les bénédictions de la nation juive. « Dieu n’est point un homme pour mentir, ni fils d’un homme pour se repentir » (Nombres 23:19).

14. « Par la présente ne feriez-vous pas de Dieu un être changeant ? Alors qu'avec Lui, "il n’y a ni changement ni ombre de variation" (Jacques 1:17) ». En aucun cas. Dieu est immuablement saint : c'est pourquoi il « aime toujours la justice et hait l'iniquité ». Il est immuablement bon : c'est pourquoi il pardonne à tous ceux qui « se repentent et croient en l'Évangile ». Et il est immuablement juste : c'est pourquoi il « récompense chacun selon ses œuvres ». Cependant, tout cela ne l'empêche en rien d’être hostile aux hommes orgueilleux, quand bien même il leur faisait grâce quand ils étaient humbles. Non, son immuabilité même exige que, s'ils deviennent hautains dans leur esprit, Dieu les retranche ; qu'il y ait ainsi un changement proportionnel dans toutes les dispensations divines à leur égard.

15. « Dans ce cas, en quoi Dieu est-il fidèle ? » Je réponds : en accomplissant chaque promesse qu'il fait, envers tous ceux à qui elle est faite, à tous ceux qui remplissent la condition de cette promesse. Plus précisément,

  1. « Dieu [...] est fidèle » en ce sens qu'« il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. » (1 Corinthiens 10:13).
  2. « Le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous préservera du malin. » si vous mettez votre confiance en lui ; et de tout le mal que vous pourriez rencontrer par le biais « des hommes méchants et pervers. » (2 Thessaloniciens 3:2-3).
  3. « N’éteignez pas l’Esprit [...] retenez ce qui est bon ; abstenez-vous de toute espèce de mal [...] et [...] tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, [seront] conservé irréprochable, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ ! » (1 Thessaloniciens 5:19-23).
  4. Ne désobéissez pas à l'appel céleste ; et « Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés [...] Il vous affermira [...] jusqu’à la fin, pour que vous soyez irréprochables au jour de notre Seigneur Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 1:8-9). Cependant, malgré cela, si vous ne remplissez pas la condition, vous ne pouvez pas prétendre à la promesse.

« Mais toutes les promesses ne sont-elles pas “oui et amen” ? » Elles sont aussi solides que les fondations du ciel. Remplissez la condition, et la promesse est certaine. Crois et tu seras sauvé.

« Mais beaucoup de promesses sont inconditionnelles. » Pour plusieurs d'entre elles, la condition n'est pas exprimée. Cependant, cela ne prouve pas qu’il n'y en ait aucune d'implicite. Aucune promesse ne peut être exprimée sous une forme plus inconditionnelle, que celle du Psaume 89 citée précédemment. Et pourtant, nous avons vu que même pour celle-ci, bien qu’aucune condition n’aie été exprimée, une condition implicite existait.

16. « Il n'y a aucune condition, exprimée ou implicite, dans ces paroles de saint Paul : "j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, [...] ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur." » (Romains 8:38-39).

Supposons qu'il n'y en ait pas, (ce qui évitera un autre débat), qu'est-ce que cela prouverait ? Simplement que l'Apôtre était pleinement convaincu de sa propre persévérance. Et je ne doute pas que de nombreux croyants aient aujourd'hui la même assurance, appelée dans l'Écriture « la pleine assurance de l'espérance ». Cependant, cela ne prouve pas que chaque croyant va persévérer, ni même que chaque croyant sera pleinement persuadé de sa persévérance.

IV.

17. Quatrièmement, ceux qui sont les sarments du vrai cep, auxquels Christ dit : « Je suis le cep, vous êtes les sarments », peuvent malgré tout tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

Car ainsi parle notre Seigneur lui-même, « Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; [...] Je suis le cep, vous êtes les sarments. [...] Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on le ramasse, on le jette au feu, et il brûle. » (Jean 15:1-6)

Nous pouvons observer que,

  1. Les personnes dont on parle étaient en Christ, les sarments du vrai cep :
  2. Certains de ces sarments ne demeurent pas en Christ, et le Père les retranche :
  3. Les sarments qui ne demeurent pas en Christ sont jetés dehors, jetés hors de Christ et de son Église :
  4. Ils sont non seulement jetés, mais aussi desséchés ; par conséquent, ils ne pourront plus jamais être greffés : Non,
  5. Ils ne sont pas seulement jetés et desséchés, mais aussi jetés au feu : Et,
  6. Ils sont brûlés. Il n'est pas possible d'affirmer plus fortement que même ceux qui sont présentement des sarments du vrai cep peuvent tomber jusqu'à la perdition éternelle.

18. Par cette déclaration claire et sans équivoque de notre Seigneur, nous pouvons interpréter celles qui pourraient sans cela être contestées ; il est certain que, dans tout ce qu'il a dit, il ne s'est pas contredit. Par exemple, « [Or, la volonté du Père qui m'a envoyé,] c'est que je ne perde aucun de tous ceux qu'il m'a donnés » (Jn 6:39 S21). Il est certain que tout ce que Dieu lui a donné, ou, comme l'exprime le verset suivant, « toute personne qui [...] croit en lui », c'est-à-dire jusqu'à la fin, « [ressuscitera] le dernier jour », pour régner éternellement avec Christ.

Puis encore : « Je suis le pain vivant [...]. Si quelqu’un mange de ce pain, » (par la foi), « il vivra éternellement » (Jean 6:51). Ceci est vrai s'il continue à en manger. Et qui donc pourrait douter de cela ?

Puis encore : « Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. » (Jean 10:27-29).

Dans le texte ci-dessus, la condition n'est qu'implicite. Voici une manière de l'exprimer clairement : Ce sont mes brebis qui entendent ma voix, qui me suivent dans la sainteté. De plus, « si vous faites cela, vous ne trébucherez jamais » (2Pi 1:10). Personne ne vous « arrachera de ma main ».

Puis encore : « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [il] les aima jusqu'à la fin. » (Jean 13:1 DRB). « Ayant aimé les siens », c'est-à-dire les Apôtres (comme l'explicite la suite de la phrase : « qui étaient dans le monde »), « il les aima jusqu'à la fin » de sa vie, et il manifesta cet amour jusqu'au bout.

19. A nouveau, « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous. » (Jean 17:11 LSG).

Ce texte a été abondamment commenté, et il en a été déduit que tous ceux que le Père lui avait donnés (une formule qui revient fréquemment dans ce chapitre) doivent persévérer de manière infaillible jusqu'à la fin.

Pourtant, dans le verset suivant, notre Seigneur lui-même déclare que l'un de ceux que le Père lui avait donnés ne persévérait pas jusqu'à la fin, mais qu'il périra pour l'éternité.

Ses propres mots sont : « J’ai gardé ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux ne s’est perdu, sinon le fils de perdition » (Jean 17:14).

Ainsi, l'un d'entre eux a finalement été perdu ! C'est un exemple démontrant que l'expression « ceux que tu m'as donnés » signifie ici (mais aussi dans la plupart des autres endroits du texte) les douze Apôtres, et uniquement eux.

20. Je ne peux qu'observer qu'il s'agit encore d'un de ces cas fréquents où l'on prend pour acquis ce qui doit être prouvé. Il est généralement affirmé, telle une vérité incontestable, que tout ce que notre Seigneur a dit à ses Apôtres s'étend à tous les croyants. Cependant, cela ne peut être une affirmation admissible pour quiconque examine les Écritures avec impartialité. Sans preuve claire et précise, nous ne pouvons rejeter le fait que ces types de textes se référant directement aux Apôtres (ce que chacun admet) les concernent uniquement eux.

V.

21. Cinquièmement, ceux qui connaissent le Christ de manière si effective et qui ont par cette connaissance fui les souillures du monde, peuvent malgré tout retomber dans ces souillures, et périr pour l'éternité.

Ainsi parle l'apôtre Pierre : « si, après avoir échappé aux souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, » (seul moyen permettant d'y échapper), « étant de nouveau enlacés, ils sont vaincus par elles, leur dernière condition est pire que la première ; car il leur eût mieux valu n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné ; » (2 Pierre 2:20-21 DRB).

Que cette connaissance de la voie de la justice, qu'ils avaient obtenue, était une connaissance intérieure, dont ils ont fait l'expérience, est une évidence de part l'expression « [ils s'étaient] retirés des souillures du monde ». Cette expression rappelant celle du chapitre précédent au verset 4 (DRB) : « ayant échappé à la corruption qui est dans le monde ». Et dans les deux chapitres, cet effet est attribué à la même cause ; qui est appelée dans le premier chapitre, « la connaissance de celui qui nous a appelé par sa propre gloire et par sa vertu » ; dans le second, plus explicitement, « la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. »

Pourtant, ils ont perdu cette connaissance basée sur l'expérience du Christ et de la voie de la justice. Ils sont retombés dans les souillures dont ils s'étaient retirées, et ont été « de nouveau enlacés [... et] vaincus ». Ils se sont « détourn[és] du saint commandement qui leur avait été donné », si bien que leur « dernière condition est pire que la première ».

Par conséquent, ceux qui connaissent le Christ de manière si effective et qui ont par cette connaissance fui les souillures du monde, peuvent malgré tout retomber dans ces souillures, et périr pour l'éternité.

22. Ceci est en pleine cohérence avec les paroles de Saint Pierre, dans le premier chapitre de son épître précédente : « à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut ». Sans aucun doute, il en est ainsi pour tous ceux qui atteignent ultimement le salut éternel. C'est la puissance de Dieu seul, et non la nôtre, qui nous garde chaque jour et chaque heure.

VI.

23. Sixièmement, ceux qui ont vu la lumière de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ, et qui ont sont devenus participants de l'Esprit Saint, du témoignage et des fruits de l'Esprit, peuvent tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

Ainsi parle l'auteur inspiré de l'épître aux Hébreux : « il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, et qui ont goûté du don céleste, et qui sont devenus participants de l'Esprit Saint, [...] et qui sont tombés, soient renouvelés encore à la repentance, crucifiant pour eux-mêmes le Fils de Dieu et l'exposant à l'opprobre. » (Hébreux 6:4-6 DRB).

Toute personne sans parti pris ne doit-elle pas voir, que les expressions utilisées ici sont si fortes et si claires, qu'elles ne peuvent, sans effort grossier et manifeste, se comprendre que comme se référençant aux vrais croyants ?

Ils « ont été une fois éclairés », une expression familière à l'Apôtre, et qu'il n'a jamais employée pour d'autres personnes que des croyants. Ainsi, que « le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ [...] vous donne un esprit de sagesse et de révélation [...], qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, [...] et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance » (Éphésiens 1:17-19). Ou encore : « Dieu [...] a dit : La lumière brillera du sein des ténèbres! a fait briller la lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ. » (2 Corinthiens 4:6). C'est une lumière que n'ont pas les infidèles. Ils sont totalement étrangers à une telle illumination. « le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l'évangile de la gloire du Christ qui est l'image de Dieu, ne resplendît pas [pour eux]. » (2 Corinthiens 4:4 DRB).

Ceux « qui ont goûté du don céleste, » ainsi appelé de manière significative, « sont devenus participants de l'Esprit Saint ». Ainsi, Saint Pierre les a également réunis ensemble : « que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. » (Actes 2:38), par lequel l'amour de Dieu a été répandu dans leur cœur, avec tous les autres fruits de l'Esprit. D'autre part, il est remarquable que le Seigneur lui-même, dans la grande mission qu'il a confiée à Saint Paul, à laquelle l'Apôtre fait probablement allusion dans ces mots, intègre ces trois particularités. « je t’envoie, afin que tu leur ouvres les yeux, pour qu’ils passent des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à Dieu, » (ici condensé dans la seule expression, « qui ont été une fois éclairés »), « pour qu’ils reçoivent [...] le pardon des péchés, » (le « don céleste »), « et l’héritage avec les sanctifiés » (Actes 26:17-18) ; « qui sont devenus participants de l'Esprit Saint, » et de toutes les influences sanctifiantes de l'Esprit.

L'expression « qui ont goûté du don céleste » est tirée d'un psaume: « Goûtez et voyez que l'Éternel est bon ! » (Psaumes 34:9 DRB). Comme s'il avait voulu dire : Soyez assurés de son amour, de la manière dont vous êtes assurés de ce que vos yeux voient. De même, que cette assurance soit douce à votre âme, comme le miel l'est lorsqu'il arrive sur votre langue.

Et pourtant, ceux qui avaient été ainsi « éclairés », avaient « goûté » ce « don », et étaient ainsi « participants de l'Esprit Saint », sont « tombés » de sorte qu'il était impossible qu'ils « soient renouvelés encore à la repentance ».

« Mais l'Apôtre ne fait que supposer : "S'ils tombent". » Je réponds : L'Apôtre ne fait aucune supposition. Il n'y a pas de « si » dans le texte original. Les mots sont : Αδυνατον τους απαξ φωτισθεντας, και παραπεσοντας ; c'est-à-dire, en français, « Il est impossible de renouveler à la repentance ceux qui étaient autrefois éclairés » et qui sont tombés ; ils doivent donc périr éternellement.

24. « Si tel est le cas, alors je dois dire adieu à toute mon assurance. »

Dans ce cas, en effet, votre assurance repose sur de mauvaises bases. Mon assurance ne repose ni sur une hypothèse, ni sur le fait qu'un croyant peut ou ne peut tomber, ni sur le souvenir de ma situation d'hier, mais sur ma situation d'aujourd'hui, sur ma connaissance actuelle de Dieu en Christ, me réconciliant avec lui-même, sur le fait que je contemple maintenant la lumière de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ, marchant dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, et en communion avec le Père et le Fils. Ma sécurité est que, par grâce, je crois maintenant en Jésus-Christ, et que son Esprit témoigne en mon esprit que je suis un enfant de Dieu. Je suis en sécurité par cela et seulement par cela, par le fait de voir Jésus à la droite de Dieu, que j'ai personnellement dans ma propre vie, et non dans celle d'un autre, une espérance d'une pleine immortalité, que je ressens par l'amour de Dieu répandu dans mon cœur, étant crucifié pour le monde, et ainsi le monde devenant crucifié pour moi. Ce qui fait ma joie, c'est ce témoignage de ma conscience, que je me suis conduit dans le monde, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu.

Allez trouver, si vous y arrivez, une joie plus solide, une assurance plus sereine, de ce côté-ci du ciel. Une telle assurance n'est en rien ébranlée par le fait qu'une hypothèse soit vraie ou fausse ; que les saints en général puissent ou non tomber.

Si vous avez une assurance autre que celle-ci, vous êtes appuyé sur la tige d'un roseau cassé qui non seulement ne supportera pas votre poids, mais en plus passera dans votre main et vous transpercera.

VII.

25. Septièmement, ceux qui vivent par la foi peuvent tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

Ainsi parle le même auteur inspiré : « [Le] juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. » (Hébreux 10:38). « Le juste », la personne justifiée, « vivra par la foi », présentement, sa vie est cachée avec Christ en Dieu ; et s'il persévère jusqu'à la fin, il vivra avec Dieu pour l'éternité. « Mais s'il se retire, » dit le Seigneur, « mon âme ne prend pas plaisir en lui », c'est-à-dire qu'il est retiré ; et c'est pourquoi le retrait dont il est question ici est appelé, dans le verset qui suit immédiatement, « [retrait] pour se perdre ».

« Mais la personne qui s'est retirée n'est pas la même que celle qui vit par la foi. »

Je réponds,

  1. Alors, qui est-ce ? Un homme qui n'est jamais venu à la foi peut-il s'en retirer ? Toutefois,
  2. Si le texte avait été traduit fidèlement, il n'y aurait pas d'élément pour appuyer cette objection. Ainsi, la version originale dit : Ο δικαιος εκ πιστεως ζησεται και εαν υποστειληται. Et donc si, ο δικαιος, « l'homme juste qui vit par la foi » (ce que l'expression implique nécessairement, sachant qu'il n'y a pas d'autre nominatif du verbe) « se retire, mon âme n'aura pas de plaisir en lui ».

L'Apôtre ajoute : « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour la perdition » (DRB). Qu'en déduisez-vous ? Cela est loin de contredire ce qui a été observé précédemment, au contraire manifestement cela le confirme. C'est une preuve encore plus solide qu'il existe des personnes « qui se retirent pour la perdition », bien que l'Apôtre n'ait pas été de ce nombre. Par conséquent, ceux qui vivent par la foi peuvent malgré tout tomber loin de Dieu jusqu'à la perdition éternelle.

26. « Mais Dieu ne dit-il pas à tous ceux qui vivent dans la foi : "Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point" ? »

La phrase se présente ainsi : « Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. » C'est donc vrai mais à condition que vous « ne vous livriez pas à l’amour de l’argent » et que vous vous « contentiez de ce que vous avez ». Dans ce cas vous pouvez dire avec assurance : « Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien ».

Ne voyez-vous pas,

  1. Que cette promesse, telle qu'elle est formulée ici, concerne uniquement les choses temporelles ?
  2. Que, même ainsi considérée, elle n'est pas inconditionnelle, mais conditionnelle ?
  3. Que la condition est formellement énoncée dans la phrase même ?

VIII.

27. Huitièmement, ceux qui sont sanctifiés par le sang de l'alliance peuvent tomber loin de Dieu jusqu’à la perdition éternelle.

Ainsi parle à nouveau l'Apôtre : « Car si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une certaine attente terrible de jugement et l'ardeur d'un feu qui va dévorer les adversaires. Si quelqu'un a méprisé la loi de Moïse, il meurt sans miséricorde sur [la déposition de] deux ou [de] trois témoins : d'une punition combien plus sévère pensez-vous que sera jugé digne celui qui a foulé aux pieds le Fils de Dieu, et qui a estimé profane le sang de l'alliance par lequel il avait été sanctifié, et qui a outragé l'Esprit de grâce ? » (Hébreux 10:26-29 DRB)

Il est indéniable,

  1. Que la personne dont il est question ici a été auparavant sanctifiée par le sang de l'alliance.
  2. Qu'elle a ensuite, par un péché volontaire et conscient, foulé aux pieds le Fils de Dieu. Et,
  3. Qu'elle subira un châtiment plus sévère que la mort, soit la mort éternelle.

Par conséquent, ceux qui sont sanctifiés par le sang de l'alliance peuvent malgré tout tomber jusqu’à la perdition éternelle.

28. « Quoi ! Le sang de Christ peut-il aller brûler en enfer ? Ou alors ce que le sang du Christ a racheté pourrait y aller ? »

Je réponds,

  1. Le sang de Christ ne peut pas aller brûler en enfer, pas plus qu'il ne pourrait être déversé sur la terre. Les cieux contiennent sa chair et son sang jusqu'à la restauration de toutes choses. Mais,
  2. Si les paroles de Dieu sont vraies, celui qui a été racheté par le sang du Christ peut y aller. Car celui qui a été sanctifié par le sang du Christ a été racheté par le sang du Christ. Cependant, celui qui a été sanctifié par le sang du Christ peut malgré tout aller en enfer ; il peut finir sous l'ardeur de ce feu qui dévorera éternellement les adversaires.

29. « Un enfant de Dieu peut-il alors aller en enfer ? Un homme peut-il donc être un enfant de Dieu aujourd'hui et un enfant du diable demain ? Si Dieu est notre Père un jour, n'est-il pas notre Père toujours ? »

Je réponds,

  1. Un enfant de Dieu, c'est-à-dire un vrai croyant, (car celui qui croit est né de Dieu), tant qu'il continue à être un vrai croyant, ne peut pas aller en enfer. Néanmoins,
  2. Si un croyant fait naufrage quant à la foi, il n'est plus un enfant de Dieu. Donc il peut aller en enfer, oui, et il ira même certainement en enfer, s'il persiste à ne pas croire.
  3. Si un croyant fait naufrage quant à la foi, un homme qui croit présentement peut-il devenir un non-croyant un peu plus tard ? Oui, très probablement, même le lendemain. Dans un tel cas, celui qui est un enfant de Dieu aujourd'hui, peut donc être un enfant du diable demain. En effet,
  4. Dieu est le Père de ceux qui croient, tant qu'ils croient. Mais le diable est le père de ceux qui ne croient pas, qu'ils aient un jour cru ou non.

30. En somme : Si les Écritures sont véridiques, ceux qui sont sanctifiés ou justifiés à l'égard du jugement de Dieu ; ceux qui sont dans la foi qui purifie le cœur et produit une bonne conscience ; greffés sur l’olivier franc, l'Église spirituelle et invisible ; ceux qui sont les sarments du vrai cep, auxquels Christ dit : « Je suis le cep, vous êtes les sarments » ; ceux qui connaissent le Christ de manière si effective et qui ont, par cette connaissance, fui les souillures du monde ; ceux qui ont vu la lumière de la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ, et qui ont sont devenus participants de l'Esprit Saint, du témoignage et des fruits de l'Esprit ; ceux qui vivent par la foi ; ceux qui sont sanctifiés par le sang de l'alliance, peuvent malgré tout tomber loin de Dieu jusqu’à en arriver à la perdition éternelle.

Ainsi, que celui qui est debout prenne garde à ne pas tomber.


Article original : WESLEY, John, JACKSON, Thomas [ed.]. Serious Thoughts Upon the Perseverance of the Saints. In : The Works of John Wesley. Grand Rapids, Michigan : Baker Book House, 2007, p. 284-298. Disponible à l'adresse : http://evangelicalarminians.org/files/John%20Wesley%20%28Serious%20Thoughts%20on%20Perseverance%20of%20the%20Saints%29.pdf

Source des citations bibliques, sauf indication contraire La Sainte Bible : nouvelle édition de Genève 1979. Genève : Société Biblique de Genève, 1979.

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