L’assurance du salut dans l’arminianisme et le calvinisme

Cime montagne


Les calvinistes ont souvent affirmé que les arminiens n’ont pas de fondement solide permettant d’obtenir une assurance du salut étant donné qu’ils ne croient pas à une persévérance inévitable. Le calvinisme pense en effet que si l’on ne peut pas être certain de persévérer dans la foi, alors on ne peut avoir l’assurance du salut final. Ceci est partiellement vrai. L’arminianisme reconnaît qu’on ne peut pas avoir l’assurance infaillible du salut final. Mais, l’arminianisme croit également que la Bible ne fournit pas une telle assurance. Au contraire, la Bible ne donne l’assurance que du salut présent. Cette assurance est basée sur la foi et la confiance actuelle dans les mérites du sang de Christ. En faisant confiance au Christ, on peut être assuré que l’on est en union salvifique avec Lui. Ainsi, tant qu’une personne a confiance en Christ, elle peut avoir l’assurance du salut. Cette vérité se trouve parfaitement illustrée dans 1 Jean 5:11-13 :

Et voici ce témoignage, c’est que Dieu nous [les croyants] a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Celui qui a [actuellement] le Fils a [actuellement] la vie ; celui qui n’a pas [actuellement] le Fils de Dieu n’a pas [actuellement] la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez [actuellement] que vous avez [actuellement] la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu[1].

Nous voyons que la vie réside dans le Fils et que seuls ceux qui « ont » actuellement le Fils « ont » la vie qui demeure en Lui. C’est ainsi que Jean assure son auditoire de croyants que chacun d’entre eux peut « savoir » qu’il a la vie éternelle. Ceux qui « croient » actuellement au nom du Christ sont ceux qui sont assurés d’avoir la vie en Lui. Ceci, fait écho au passage de Jean 15 concernant la vigne et les sarments[2]. Les sarments ne jouissent de la vie de la vigne (Christ) que lorsqu’ils « demeurent » (restent, se maintiennent) en Lui. En demeurant en Lui par la foi, ils reçoivent la vie spirituelle qui réside en Lui seul. S’ils cessent de demeurer en Christ par la foi (c’est-à-dire deviennent des incroyants), ils sont retranchés de Christ et de la vie qui réside en Lui seul. Lorsque une personne  demeure en Christ, elle produit du fruit qui donne une assurance supplémentaire de salut, car il est impossible de produire du fruit en dehors du Christ puisque « sans moi, vous ne pouvez rien faire »[3].

Ainsi, la Bible procure une solide assurance du salut actuel pour ceux qui sont en Jésus-Christ, mais elle n’offre aucune garantie sur le fait que celui qui croit actuellement persévérera infailliblement dans la foi jusqu’à la fin. Les calvinistes peuvent percevoir cela comme une faiblesse de la doctrine arminienne de l’assurance du salut, pourtant cela s’avère être une faiblesse encore plus grande pour le calvinisme en raison de sa doctrine de la persévérance inévitable. Le calvinisme insiste également sur le fait qu’il faut persévérer dans la foi pour atteindre le salut final. Le problème, cependant, est que la réalité met en évidence que beaucoup de ceux qui placent leur foi en Christ ne demeurent pas dans cette foi jusqu’à la fin. Beaucoup de ceux qui finissent par tomber ont des antécédents remarquables pour ce qui est  d’aimer, de faire confiance et de servir Christ, et ont très souvent produit des fruits divins pendant de nombreuses années.

Les calvinistes se retrouvent ainsi contraints d’affirmer que ces « apostats » n’ont jamais été de véritables croyants. Ils sont forcés de conclure que la foi, l’amour et le service de ces individus apparemment pieux n’étaient rien d’autre qu’un simulacre du début à la fin. Ils se retrouvent dans l’obligation de remettre en question l’intégrité de ceux qui abandonnent la foi et qui pourtant prétendaient avoir confiance en Christ de tout leur cœur et aimer Dieu avec tendresse. Ils sont donc amenés à les considérer comme des menteurs et de vils hypocrites qui, au mieux, ont peut être « pensé » qu’ils avaient confiance en Christ et « pensé » qu’ils l’aimaient, mais se sont finalement trompés et n’avaient donc jamais expérimenté la vraie foi ou le véritable amour pour Dieu. Tous leurs fruits pieux n’étaient rien de plus que des œuvres de la chair témoignant d’une relation avec le Christ qui n’était qu’apparente.

Nous devons alors nous demander comment ces vrais croyants qui jugent ces apostats et proclament hardiment que la foi et l’amour de ces derniers n’étaient pas authentiques peuvent être certains que leur propre foi et amour actuels sont réels. Ils n’ont aucun problème à admettre que l’apostat peut avoir sincèrement « pensé » que sa foi et son amour étaient authentique bien que cela ne fut pas le cas. Comment alors peuvent-ils avoir la certitude que leur foi actuelle et leur amour pour Christ n’est pas également une séduction ? Peut-être que cela leur « semble » réel. Comment peuvent-ils être certains que leur foi et leur amour pour Christ n’échoueront pas un jour, prouvant ainsi que leur foi n’a jamais été « réelle » et qu’ils n’ont donc jamais été « vraiment » sauvés car ils étaient simplement dans une illusion hypocrite depuis le début ? Il est courant que les calvinistes parlent de ceux qui étaient convaincus que leur foi était réelle alors qu’en fait, elle ne l’était pas. A. W. Pink déclare à ce sujet :

Dans le passé, cher lecteur, il y en a eu des milliers qui étaient tout aussi convaincus qu’ils avaient été véritablement sauvés et avaient vraiment confiance dans les mérites de l’œuvre achevée de Christ pour les emmener en toute sécurité au ciel, comme vous pouvez l’être ; néanmoins, ils sont maintenant dans les tourments de l’enfer. Leur confiance était charnelle ; leur « foi », n’était pas meilleure que celle des démons. Leur foi n’était qu’une foi naturelle qui reposait seulement sur la lettre de l’Écriture. Il ne s’agissait pas d’une foi surnaturelle et suscitée par Dieu dans leur cœur. Ils furent trop confiants dans le fait que leur foi était une foi salvatrice pour la mettre à l’épreuve des Écritures, de manière fréquente et approfondie,  afin de discerner si elle produisait ou non ces fruits qui sont inséparables de la foi des élus de Dieu. S’ils avaient lu un article comme celui-ci, ils auraient conclu fièrement qu’il s’adresse à d’autres qu’eux. Ils étaient si sûrs qu’ils étaient nés de nouveau tant d’années auparavant, qu’ils ont refusé d’écouter le commandement de 2 Cor. 13:5 « éprouvez-vous vous-même. » Et maintenant, il est trop tard. Ils ont gaspillé leur jour d’opportunité et « l’obscurité des ténèbres » leur est réservée pour l’éternité[4].

(Remarquez au passage que Pink mentionne un « jour d’opportunité » comme si le réprouvé pouvait éventuellement avoir un tel « jour d’opportunité » étant donné la nature éternelle irrévocable de son état de réprouvé.)

Les calvinistes semblent donc dans l’incapacité d’avoir l’assurance du salut dans le temps présent. Tant qu’une personne n’est pas arrivée à la fin de sa vie terrestre, il est impossible dans le cadre calviniste d’avoir l’assurance que sa foi durera jusqu’au bout. Les calvinistes doivent admettre que leur foi peut faire naufrage révélant ainsi sa fausseté. Par conséquent, ils ne peuvent pas savoir « maintenant » que leur foi est réelle et que le salut est vraiment leur. Leur foi peut être fausse puisque le seul test infaillible de la foi authentique, selon leurs doctrines, est le test de l’endurance ultime et finale.

Jean Calvin a reconnu cette difficulté et a essayé de la résoudre avec une doctrine que de nombreux calvinistes trouvent aujourd’hui embarrassante. Mais Calvin doit être félicité pour avoir affronté avec honnêteté la réalité qui témoigne que certains tombent après de nombreuses années d’un impressionnant témoignage et service dans l’œuvre de Dieu. Il a admis et a fait face à ce problème sérieux découlant de sa théologie, alors que de nombreux calvinistes d’aujourd’hui semblent tout bonnement le nier. La solution proposée par Calvin est la grâce « qui  s’évanouit », la « grâce évanescente »[5]. Il a avancé l’idée que Dieu donne parfois aux réprouvés une grâce et une foi subséquente si similaires à celles des élus qu’il est effectivement impossible de faire la différence. Il dit que « l’expérience montre que les réprouvés sont quelquefois touchés quasi d’un pareil sentiment que les élus, en sorte qu’à leur opinion ils doivent être tenus du rang des fidèles »[6]. Il appelle cela « une opération plus basse » du Saint-Esprit par laquelle Dieu « éclaire leurs entendements au point de leur faire connaître sa grâce »[7]. Dieu donne apparemment aux réprouvés cette grâce temporaire « afin de les tenir convaincus et les rendre encore plus inexcusables »[8].

Calvin a tenté d’établir une distinction significative entre la foi produite par la grâce évanescente et la foi produite chez les élus par une véritable régénération. Par exemple, il a noté au sujet des  réprouvés : « non pas qu’ils comprennent quelle est la vertu de l’Esprit, ni qu’ils la reçoivent à bon escient et vivement, ou bien qu’ils aient la vraie clarté de foi »[9]. En fait, « les réprouvés ne conçoivent jamais le sentiment de la grâce de Dieu qu’en confus, de sorte qu’ils appréhendent plutôt l’ombre que le corps et la substance, parce que le Saint-Esprit ne scelle et ne cachette proprement la rémission des péchés que chez les élus »[10]. « Toutefois », dit-il, « les réprouvés croient que Dieu leur soit propice, parce qu’ils acceptent le don de réconciliation, bien que ce soit en confus et sans droite résolution. Non pas qu’ils soient participants avec les enfants de Dieu d’une même foi ou  régénération : mais parce que sous la couverture d’hypocrisie il semble qu’ils aient un principe de foi commun avec eux[11]. » Il déclare également que Dieu « distingue tellement ce sentiment qu’il leur donne, d’avec le témoignage qu’il grave aux coeurs de ses fidèles, que la fermeté et vraie efficace qu’ont les fidèles est toujours inconnue aux autres[12]. »

Bien plus pourrait être cité. Dans cette dernière déclaration, nous trouvons quelques points intéressants. Calvin souligne principalement la différence entre les élus et les réprouvés. La foi des élus perdure tandis « que la fermeté et vraie efficace qu’ont les fidèles est toujours inconnue aux autres »[13]. La différence étant encore une fois, que l’œuvre gracieuse, mais « plus basse » de l’Esprit chez les réprouvés, « s’évanouit » finalement chez ceux qui sont temporairement imprégnés[14]. Ceci prouve qu’une telle grâce n’était qu’évanescente tandis qu’« il n’y a que les élus auxquels il fasse ce bien d’enraciner la foi vive en leur coeur, pour les y faire persévérer jusqu’à la fin »[15]. Donc, malgré tous ses essais, Calvin n’a jamais vraiment résolu la difficulté. Nous pouvons le voir dans le fait que la foi authentique ne se révèle authentique que si elle dure. Ainsi il est possible que « les réprouvés sont quelquefois touchés quasi d’un pareil sentiment que les élus, en sorte qu’à leur opinion ils doivent être tenus du rang des fidèles »[16]. Une personne ne peut donc pas savoir si sa foi actuelle est authentique et le salut en sa possession, puisqu’il est admis que les réprouvés, selon leur propre jugement, pensent avoir la même foi que les élus. Sans que cette foi ne « persévère jusqu’à la fin », elle peut toujours se révéler être le résultat de la tromperie divine sur les réprouvés ; une œuvre inférieure de l’Esprit, pour « les tenir convaincus et les rendre encore plus inexcusables »[17].

À un moment donné, Calvin semble dire que la « foi » des réprouvés est distincte dans le fait que « la fermeté et vraie efficace qu’ont les fidèles [leur] est toujours inconnue », mais contredit plus tard cela lorsqu’il dit :

Je nie donc que [les réprouvés] comprennent la volonté de Dieu selon qu’elle est immuable, ou qu’ils embrassent constamment sa vérité, parce qu’ils s’arrêtent en un sentiment sujet à être ébranlé, et même à s’écouler : comme un arbre qui n’est pas planté assez profond peut jeter racines vives, bien que pendant quelques années il produise fleurs et feuilles, et même quelques fruits, toutefois par succession de temps se dessèche et meurt[18].

Ainsi, le réprouvé peut pendant des années produire des fruits tout en faisant simplement l’expérience d’une foi évanescente dont les effets se dissipent avec le temps. Alors que Calvin s’efforce d’assurer aux « élus » que leur foi est supérieure à la fausse foi de ceux qui sont sous la grâce évanescente, aucune assurance ne peut être trouvée dans de telles déclarations. Il n’y a tout simplement aucun moyen qu’une personne sache que sa foi est réelle sans qu’elle n’y persévère jusqu’à la fin. Par conséquent, il n’y a aucune base pour l’assurance du salut avant la « fin » dans le calvinisme. C’est le résultat « inévitable » de la doctrine de la persévérance « inévitable ». Alors que l’arminien peut au moins avoir l’assurance actuelle du salut, le calviniste ne peut même pas l’avoir en raison de sa croyance en la possibilité d’une foi trompeuse. L’arminien trouve une assurance supplémentaire à travers la vérité biblique affirmant que Dieu désire vraiment le salut de tous les hommes et a pris des dispositions pour le salut de tous dans l’expiation; vérité que le calviniste refuse en restreignant le sens de « tous ». Cependant, nous devons reconnaître que tant les arminiens que les calvinistes, font face à des périodes de luttes spirituelles et de doutes. Quelle assurance peut-on donc trouver durant de telles périodes ? Walls et Dongell soulignent les défis pastoraux qui se présentent à ceux qui conseillent les croyants dans de telles luttes :

Le calvinisme prive ceux qui luttent avec leur foi de la seule ressource la plus importante disponible : la confiance que Dieu nous aime tous de toutes les sortes d’amour dont nous avons besoin pour permettre et encourager notre épanouissement et notre bien-être éternels. Encore une fois, les calvinistes ne peuvent honnêtement garantir aux personnes que Dieu les aime de cette manière sans prétendre en savoir plus sur les conseils secrets de Dieu qu’aucun être humain ne peut connaître[19].

Ils continuent ensuite en citant un autre passage de Calvin dans lequel il parle d’illumination temporaire pour le réprouvé et concluent :

Ce qui est vraiment remarquable ici, c’est que les personnes qui reçoivent cette illumination partielle et temporaire semblent pendant un certain temps être vraiment élues, mais en fait ne le sont pas. Ils sont trompés par un faux espoir. Cette terrible possibilité est ce qui hante les calvinistes qui luttent avec l’assurance et la certitude du salut. Les périodes d’échec moral et de dépression peuvent être interprétées comme la preuve que la personne n’est après tout pas choisie et que Dieu endurcit son cœur pour ne plus pouvoir répondre fidèlement à sa grâce […] Le calvinisme n’a pas de mandat clair pour délivrer une parole d’encouragement libératrice en faveur des personnes qui luttent avec leur foi et doutent de l’attitude de Dieu à leur égard ; c’est-à-dire leur donner l’assurance sans réserve que Dieu les aime et est en leur faveur[20]!

Les arminiens et les calvinistes ont beaucoup de points communs en ce qui concerne la doctrine de l’assurance du salut. Les deux traditions croient que l’assurance peut être acquise grâce aux fruits et au témoignage intérieur de l’Esprit. Les deux traditions croient que l’assurance est basée sur la confiance dans les mérites du sang du Christ et de l’union avec Lui. Les deux traditions croient qu’il faut s’interroger soi-même et sur son style de vie pour être sûr que sa foi est actuellement centrée sur le Christ et le mérite de son sang. Toutefois la doctrine calviniste de la persévérance inévitable, que l’arminianisme rejette, sape certaines des bases bibliques de l’assurance du salut. En effet, on ne peut plus savoir si sa foi est actuellement authentique, étant donné qu’elle ne s’avère authentique que si elle dure jusqu’à la fin. On ne peut plus avoir l’assurance que le témoignage intérieur de l’Esprit n’est finalement pas une œuvre « plus basse » de ce dernier qui finira par s’avérer évanescent. On ne peut même plus trouver d’assurance dans le fruit apparent produit au sein de sa vie étant donné qu’un tel fruit pourrait finalement se révéler inauthentique, malgré son apparente réalité dans le temps présent. (Selon Calvin, il est tout à fait possible de produire de véritables fruits pendant plusieurs années sous l’influence d’une foi évanescente).

Les arminiens et les calvinistes doivent lutter avec la réalité des faux enseignants comme ceux décrits par le Christ en Matthieu 7:22, mais le Christ indique clairement que ces faux enseignants n’ont pas fait la volonté du Père et qu’ils « commettaient l’iniquité ». Le Christ ne parle pas ici de ceux qui vivent de nombreuses années fidèlement au service de Dieu et qui abandonnent la foi. Les arminiens peuvent facilement intégrer l’existence de ce type de personnes (réellement fidèles) dans leur théologie (car ils croient que les vrais croyants peuvent tomber) tandis que les calvinistes sont obligés de développer des doctrines problématiques comme la « grâce évanescente » dont les conséquences sapent, finalement, l’assurance du salut. Les arminiens peuvent également aisément accepter les nombreux passages de l’Écriture qui correspondent à cette connaissance expérimentée par des vrais croyants qui se détournent de la foi. Ils peuvent aussi accepter les mises en garde scripturaires à l’encontre de la chute comme étant sérieuses et profondément significatives.

Enfin, l’arminianisme propose une assurance présente de salut que le calvinisme ne peut proposer en gardant une cohérence avec l’ensemble de ses doctrines. Cette assurance présente concorde pleinement avec ce qu’affirme Paul dans 2 Corinthiens 13:5 :

Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez désapprouvés[21].

Paul dit clairement que nous pouvons savoir maintenant si nous sommes ou non « dans la foi ». Nous pouvons « examiner » et « tester » notre foi actuelle pour voir si elle est effectivement authentique. Cette possibilité ne semble tout simplement pas possible au sein du calvinisme puisque dans son cadre, le seul test infaillible de la foi authentique est l’endurance ultime de cette foi jusqu’à la fin. Par conséquent, il est impossible de savoir « maintenant » avec certitude que l’on est véritablement « dans la foi » contrairement à ce que les paroles de Paul suggèrent explicitement et clairement.

Malgré le fait que le calvinisme affirme que sa doctrine de la persévérance inévitable donne une assise plus solide que ce que propose l’arminianisme, en ce qui concerne l’assurance du salut, nous avons vu que l’assurance du salut arminien correspond mieux aux données bibliques et évite le besoin de construire d’étranges doctrines comme celle de la « grâce évanescente » de Calvin. En conclusion, la doctrine arminienne de la persévérance soutient la réalité biblique selon laquelle on peut avoir l’assurance actuelle du salut alors que de manière inquiétante la doctrine calviniste semble être dans l’incapacité de le faire.


Article original : HENSHAW, Ben. Perseverance of the Saints Part 13: Salvation Assurance. In : Arminian Perspectives. [en ligne], 2008-10-29. [consulté le 2020-06-08] Disponible à l’adresse : https://arminianperspectives.wordpress.com/2008/10/29/perseverance-of-the-saints-part-13-salvation-assurance/

Source des citations bibliques, sauf indication contraire : La Sainte Bible : nouvelle édition de Genève 1979. Genève : Société Biblique de Genève, 1979.

Notes
[1] 1 Jean 5:11-13.
[2] HENSHAW, Ben. Perseverance Of The Saints Part 2: The Vine And The Branches. In : Arminian Perspectives. [en ligne], 2007-10-18. Disponible à l’adresse : https://arminianperspectives.wordpress.com/2007/10/18/perseverance-of-the-saints-part-2-the-vine-and-the-branches/
[3] Jean 15:5.
[4] PINK, Arthur W.. An Exposition of Hebrews. New York : Start Publishing LLC, 2013, p. 671.
[5] CALVIN, Jean. L’institution chrétienne. Aix-en-Provence : Editions Kerygma, 1978, 3.2.11, p. 29. « Car il n’y a rien qui empêche que Dieu ne fasse en certains pour un temps un sentiment de sa grâce, lequel puis après s’évanouisse. » Voir aussi 3.2.12 et 3.24.8.
Edition de 1818, vol. 2, 3.2.11-12, p. 19-21. Disponible à l’adresse :
https://books.google.fr/books?id=Q9pdR5Fp3fgC&pg=PA19
Edition de 1818, vol. 2, 3.24.8, p. 443-444. Disponible à l’adresse :
https://books.google.fr/books?id=Q9pdR5Fp3fgC&pg=PA443
[6] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 28.
[7] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[8] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 28.
[9] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 28.
[10] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[11] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[12] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[13] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[14] CALVIN, 1978, 3.2.12, p. 29.
[15] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 29.
[16] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 28. Italiques ajoutées.
[17] CALVIN, 1978, 3.2.11, p. 28.
[18] CALVIN, 1978, 3.2.12, p. 30. Italiques ajoutées.
[19] WALLS, Jerry L., DONGELL, Jospeh. Why I am not a Calvinist. Downers Grove, IL : InterVarsity Press, 2004, p. 201.
[20] WALLS, DONGELL, 2004, p. 203.
[21] 2 Corinthiens 13:5.

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