La doctrine de la sécurité éternelle, développements et formes actuelles

Cle-serrure

Lorsqu’une doctrine théologique autorise un croyant à avoir durant sa vie l’assurance absolue qu’il sera sauvé inéluctablement, on parle de sécurité éternelle inconditionnelle.

Dans cet article on présentera les développements historiques de cette doctrine durant l’ère chrétienne et ses formes actuelles dans le protestantisme évangélique. Ceci nous permettra de passer en revue les différents mécanismes explicatifs autorisant ce type de croyance.

On montrera premièrement dans quelle mesure cette doctrine fut présente dans l’augustinisme et le calvinisme. On présentera la forme particulière qu’elle prend actuellement en lien avec le calvinisme.

Puis on introduira historiquement la doctrine de la sécurité conditionnelle, des pères de l’Église jusque dans les milieux protestants non-calvinistes et notamment en lien avec l’arminianisme. On montrera enfin comment la sécurité éternelle a gagné ces milieux et quelle forme elle y prend actuellement.

La sécurité éternelle liée à la notion de prédétermination éternelle

La notion de prédestination par prédétermination amenant la sécurité éternelle de certains élus sont des concepts qui ont été enseigné dans le gnosticisme au IIe siècle. Certains pères de l’Église comme Irénée et Clément d’Alexandrie ont témoigné de cette orientation de pensée et en ont relevé les caractéristiques :

« Les Valentiniens [gnostiques], dit Irénée, affirment qu’ils seront sauvés, non à cause de leur conduite, mais parce qu’ils sont spirituels par nature. […] Clément d’Alexandrie rapporte que les partisans de Basilide [gnostique] mènent une vie déréglée, comme des personnes que leur perfection autorise à pécher ; elles seront sauvées, dit-il, malgré leurs péchés, à cause de leur élection[1]. »

Le gnosticisme influença ensuite le manichéisme, apparu au IIIe siècle, qui énonçait aussi ces concepts :

« En août 392, […] Fortunatus, [presbytre manichéen] donna cette professio : « […] que [Dieu] a envoyé un Sauveur comme Lui-même; que la Parole née à la fondation du monde, est venue après la formation du monde parmi les hommes; qu’il a choisi des âmes dignes de lui-même selon sa propre volonté sainte […]; que sous sa direction, ces âmes retourneront donc de nouveau au royaume de Dieu selon la sainte promesse de celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi[2]. »»»

C’est à partir du Ve siècle qu’Augustin, converti du manichéisme et influencé par lui[3], introduisit ces concepts dans le christianisme[4][5][6]. Plus tard, au XVIe siècle, certains réformateurs influencés par Augustin les inclurent dans leur propre théologie[7][8]. Certains voient d'ailleurs une ascendance historique entre élection gnostique et calviniste :

« La prédestination ébauchée par les gnostiques, développée par Saint Augustin et accréditée par l’autorité puissante de ce père de l’Église, complétée au neuvième siècle par Gottschalk, affaiblie ou plutôt falsifiée par saint Thomas, remise en lumière par Bradwardine, n’a revêtu qu’au seizième siècle, sous la plume de Calvin, la forme rigide et soignée que nous connaissons[9]. »

La doctrine augustinienne stipule que Dieu a prédéterminé tout ce qui arrive dans l’univers. Cette vision déterministe de la providence divine exclut que les hommes possèdent un libre-arbitre libertarien, du moins, ce fut la position de Luther[10][11][12], qui avait été membre d’un ordre augustin. Néanmoins d’autres théologiens tels qu’Augustin[13] et Calvin[14] pensaient que le déterminisme divin est compatible avec la liberté humaine (compatibilisme).

Dans le mode de providence divine dit du « calvinisme » d’inspiration augustinienne, Dieu aurait prédéterminé ceux qui iraient au paradis et ceux qui iraient aux souffrances éternelles, indépendamment des personnes, (on parle de double prédestination). D’autre part, Dieu aurait prédéterminé tous les actes de ses créatures, y compris leurs péchés[15]. Cette théologie a été soutenue notamment par les réformateurs Luther[16] et Calvin[17][18].

D’un autre coté, Augustin affirma au Ve siècle, le concept du don de la « persévérance irrésistible »[19], qui devint plus tard le cinquième point de la sotériologie calviniste. Cette doctrine stipule que les prédestinés au salut, quoi qu’il advienne au cours de leur vie, persévéreront inéluctablement et seront sauvés[20].

La sécurité éternelle liée à la notion calviniste de prédestination

Si l’élu, au sens augustinien ou calviniste, persévèrera certainement, en revanche la certitude d’être prédestiné ne lui est pas acquise. Cette conclusion semble résulter essentiellement de la manière avec laquelle est expliqué le phénomène d’apostasie (perte de la foi) définitive dans ces systèmes théologiques :

Selon Augustin, le don de persévérance n’est donné seulement qu’à certains régénérés[21]. De ce fait, selon Augustin[22], mais aussi Luther[23], sur la base de sa propre perception, le croyant ne peut absolument pas savoir s’il fait partie des « élus à la persévérance » ou non.

De son coté, Calvin introduisit la notion de « grâce évanescente[24][25][26]. » Selon cette notion, le Saint-Esprit peut créer chez certains, des effets qui ne peuvent être distingués de ceux découlant de la « vraie » grâce irrésistible de Dieu, mais qui s’évanouissent dans le temps[27]. Il produit en outre des « fruits » visibles[28]. Cette explication a aussi été soutenue par des théologiens calvinistes ultérieurs tels Lorraine Boettner (1901-1990)[29]. Une explication réformée alternative est que ceux qui apostasient ne sont pas vraiment régénérés et qu’ils créent intégralement par eux-mêmes leur foi apparente ainsi que ses fruits[30].

Il apparaît, que toutes ces théories impliquent unanimement que ce qui peut résulter de la foi d’une manière perceptible par le croyant, ne peut d’aucune manière constituer une base indiquant le don divin de la persévérance. Il n’y a donc strictement aucune possibilité pour le croyant, basée sur l’examen de phénomènes perceptibles intérieurs (sentiment) ou extérieurs (comportement) de conclure qu’il a reçu ce don. Or avoir le don de la persévérance, qui revient à être élu est dans les systèmes augustiniens ou calvinistes le seul moyen d’être sauvé. Ainsi il n’y a, dans ces systèmes, aucun moyen d’avoir une quelconque assurance du salut durant la vie terrestre.

Comme on l’a vu, le concept de la « persévérance des saints » est théorique et circonscrit à la sphère divine. Il n’a de fait, ni application, ni utilité autre qu’informative dans la sphère humaine[31]. C’est d’ailleurs exactement ce que Calvin a lui-même enseigné[32].

Néanmoins, Calvin, en contradiction évidente avec les propres conclusions absolues imposées par son système, a suggéré qu’il soit malgré tout possible d’avoir une certaine assurance de son salut[33]. Il a proposé une assurance fondée sur l’introspection personnelle[34]. Des théologiens calvinistes ultérieurs, refusant les limites du système, ont eux-mêmes promu l’examen intérieur en vue d’avoir une certaine assurance du salut. Hodge, par exemple a approuvé de telles recommandations présentes dans la Confession de foi de Westminster[35].

Alors que le système calviniste est intrinsèquement conçu de sorte qu’il soit strictement impossible d’avoir la moindre assurance du salut, c’est sur cette base de la possibilité d’assurance évoquée depuis Calvin, que la sécurité éternelle inconditionnelle a vraisemblablement émergé. Le processus pour y arriver est le suivant : En admettant qu’un croyant adhère au système calviniste, sur la base d’indications positives provenant de son introspection, sa foi au salut en Christ peut dériver vers une foi en sa propre élection prédéterminée[36]. Dans ces conditions, le croyant peut donc aller jusqu’à croire qu’il persévéra irrésistiblement[37].

Très schématiquement, on peut dire que le calvinisme est adopté aujourd’hui par une moitié des protestants ; notamment les réformés, les presbytériens, et une partie des baptistes[38]. En outre, depuis les années 1980-90, la pensée calviniste a été ravivée par le mouvement dit du « nouveau calvinisme » au sein du christianisme évangélique[39].

C’est dans ce milieu que l’on trouve la doctrine de la « persévérance des saints », mais aussi dans une moindre mesure sa doctrine dérivée de la sécurité éternelle inconditionnelle liée à la notion calviniste de prédestination[40][41].

Introduction à la doctrine de la sécurité conditionnelle

Les pères de l’Église précédant Augustin réfutaient le déterminisme comme étant païen. Sur les cinquante premiers auteurs chrétiens qui écrivirent sur le débat entre libre arbitre et déterminisme, tous soutinrent le libre arbitre chrétien contre le déterminisme stoïcien, gnostique ou manichéen[42][43][44]. Augustin lui-même enseigna ce point de vue pendant vingt-six ans avant 412[45], soit jusqu’à sa controverse avec les pélagiens[46][47][48].

Lors du second concile d’Orange (529), l’objet fut de trancher entre augustinisme et semi-pélagianisme, soit la croyance que l’homme peut se convertir sans l’assistance de la grâce de Dieu. Le concile statua en faveur d’une position que l’on peut appeler « semi-augustinisme »[49][50]. Les cannons du concile condamnèrent l’idée d’une prédestination à la damnation et définirent que la foi faisait intervenir le libre arbitre humain tout en résultant, même à ses débuts, de la grâce de Dieu, (la grâce prévenante)[51].

D’autre part, le consensus des premiers pères était que les vrais chrétiens peuvent perdre la foi, c’est-à-dire apostasier[52]. On appelle cette vue « sécurité conditionnelle » (à la foi).

La théologie arminienne apparut au XVIIe siècle sur la base des idées de Jacobus Arminius en réaction au calvinisme. Elle se veut en accord avec le consensus théologique de l’Église primitive et avec la plupart des points du semi-augustinisme[53]. L’arminianisme considère que la liberté humaine est incompatible avec le déterminisme divin mais compatible avec la prescience divine[54]. Ainsi, dans l’arminianisme on parle de prédestination par prescience[55].

Les arminiens croient aussi en la sécurité conditionnelle et donc en la possibilité d’apostasie. Cependant pour beaucoup d’entre eux, celle-ci n’est pas irrémédiable tant que dure la vie. De fait, plusieurs figures majeures de l’arminianisme comme Arminius[56], les remontrants[57] et John Wesley[58] ont enseigné le caractère non-irrémédiable de la perte de la foi.

Dans cette optique, s’il est possible d’arrêter librement de croire, et donc de ne plus être reconnu comme enfant de Dieu pour un temps, il est toujours possible durant la vie, de se tourner à nouveau vers lui. Dans ce schéma, l’assurance du croyant repose uniquement sur sa relation présente avec Christ au travers de la foi[59].

L’assurance du salut dans l’arminianisme est telle qu’elle peut, associée à un minimum de discernement, légitimement reposer sur une perception positive allant dans ce sens. Ceci est la différence majeure avec l’assurance dans le calvinisme. En effet, dans le calvinisme, à discernement égal, la perception la plus élevée qu’un homme puisse avoir de son appartenance à Dieu ne peut lui servir d’indication de son élection puisque cette même perception peut être entièrement contrefaite soit par l’homme (faux régénéré) soit par le Saint-Esprit (grâce évanescente), selon les théories vues précédemment[60].

Toujours de manière schématique, on peut dire qu’aujourd’hui, une moitié des protestants se réfère à la théologie arminienne. On la trouve notamment chez les méthodistes, les pentecôtistes et certains baptistes[61]. Il faut noter néanmoins que dans le christianisme évangélique populaire se trouve aussi une forte proportion de semi-pélagianisme[62], celui-ci recoupant l’arminianisme sur les autres questions liées à la providence divine[63].

La sécurité éternelle liée à un déterminisme post-régénération

C’est au XIXe siècle, qu’on assiste au sein du protestantisme évangélique, à l’émergence de l’idée d’une persévérance inéluctable indépendante de la notion calviniste de prédestination. Sous l’influence de l’évangélisme et des missions, la doctrine de la « persévérance des saints » tomba en disgrâce. Les expressions « sécurité du croyant » et « sécurité éternelle » commencèrent à la remplacer[64]. Par la suite, on utilisa aussi l’expression « une fois sauvé, toujours sauvé »[65].

A partir des années 1830, dans les milieux « baptistes du sud », s’initia un départ du calvinisme strict[66]. Dans ce milieu, on retrouve dès 1841 les premières utilisations du terme « sécurité du croyant »[67].

Un phénomène similaire eut lieu chez les frères de Plymouth. En 1840, John N. Darby, un anglican calviniste, formula la doctrine dispensationaliste[68]. Le dispensationalisme a été popularisé lors du réveil associé à Dwight L. Moody, puis au travers de la Bible Scofield (1909)[69]. Le concept de dispensations associé à celui de sainteté imputée semblent avoir servi d’appui à la notion de sécurité éternelle[70][71]. En 1913, un frère de Plymouth utilisa pour la première fois le terme « sécurité éternelle »[72]. Dans les années 1920, les premiers non-calvinistes adoptèrent le dispensationalisme[73]. C’est ainsi que la croyance en la sécurité inconditionnelle indépendante de la notion calviniste de prédestination, se répandit dans des milieux évangéliques de tendance arminienne[74].

Dans la théologie hybride résultante, l’homme a la liberté de faire le choix de la foi par la grâce divine. Par contre cette même liberté lui est retirée une fois qu’il a cru, c’est à dire qu’une forme de déterminisme s’initie à partir de la régénération. L'homme ne peut donc plus librement cesser de croire[75] et quand bien même il le pourrait, cela ne peut être définitif[76]. On appelle parfois cette vue « arminianisme à quatre points »[77].

De nos jours, on trouve une telle théologie par exemple chez les « baptistes du sud », aux États-Unis[78]. En France, on la trouve typiquement chez les églises d’influence darbyste comme par exemple les CAEF[79][80].

Sensiblement dans les mêmes milieux, un développement supplémentaire de la sécurité éternelle dénommé « théologie de la libre grâce » a pu être observé notamment à partir des années 1980[81]. Ses partisans enseignent que celui qui s’est réellement converti sera sauvé pratiquement quoi qu’il fasse, indépendamment de toute forme de persévérance[82].

Conclusion

La prédestination par prédétermination a été présente dans le gnosticisme (II-IVe s.) puis dans le manichéisme (fondé au IIle s.). Certains de leurs adhérents qui croyaient êtres élus, manifestaient une croyance dans une sécurité éternelle inconditionnelle. D’ailleurs celle-ci en a conduit à croire qu’ils n’étaient pas tenus de persévérer dans la droiture.

Au Ve siècle, Augustin introduisit une sotériologie déterministe dans le christianisme. Au XVIe siècle, Calvin adopta et formalisa la sotériologie d’Augustin. Comme on l’a vu, dans leurs systèmes sotériologiques, il n’y a aucune possibilité, pour le croyant, sur la base de l’examen de phénomènes perceptibles intérieurs ou extérieurs, de conclure qu’il a reçu le don de la persévérance ou de l’élection. Ainsi, leurs systèmes interdisent strictement toute forme d’assurance du salut. Malgré tout, Calvin et d’autres après lui évoquèrent cette possibilité. C’est sur cette base improbable que l’idée de sécurité éternelle inconditionnelle a pu émerger dans le calvinisme et être envisagée par certains.

Au XIXe siècle, la sécurité éternelle apparut dans des milieux non-calvinistes.

Ainsi, de nos jours, deux formes distinctes de la sécurité éternelle inconditionnelle, se côtoient dans le protestantisme évangélique, faisant toutes les deux appel à une forme de déterminisme divin :

  • L’idée, rencontrée dans le calvinisme, que le croyant peut avoir la foi dans le fait qu’il fait partie des élus de toute éternité et donc qu’il persévérera inéluctablement.
  • L’idée, rencontrée hors du calvinisme, que le croyant peut avoir la foi dans le fait que sa régénération initiale lui donne accès à la persévérance inéluctable. A noter que certains avancent même que la persévérance n’est pas nécessaire pour accéder au salut.

Dans ces deux versions de la sécurité éternelle, on peut observer une tension entre la foi actuelle en la personne de Jésus, et la foi dans un élément du passé (l’élection ou la régénération) qui serait lui aussi capable à valeur égale, d’assurer le salut final[83].

Notes et références

[1] CHENEVIERE, Jean Jacques. De la prédestination et de quelques dogmes Calvinistes combattus par la raison, le sentiment et l’Ecriture. [Sixième essai.] Genève : Ab. Cherbuliez, 1834, p. 407-408. Disponible à l’adresse : https://books.google.fr/books?id=F-kQAAAAYAAJ&pg=407

[2] OORT, Johannes van. Augustine and Manichaeism: New Discoveries, New Perspectives. Verbum et Ecclesia, 2006, vol. 27, n°2, p. 715-716. Disponible à l’adresse : https://pdfs.semanticscholar.org/b0a2/a6876aa38652a1336e6d858f22d768d393dd.pdf.

[3] OORT, 2006, p. 709, 723.

[4] WILLSON, Ken. The Foundation of Augustinian-Calvinism. Montgomery, TX : Regula Fidei Press, 2019, chap. 4.

[5] MCKINLEY, O. Glenn. Where Two Creeds Meet. Kansas City, MO : Beacon Hill Press, 1965, p. 20-26. Disponible à l’adresse : https://www.whdl.org/en/browse/resources/6524

[6] MCCLINTOCK, John, STRONG, James. Augustine. In : The Cyclopedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature. New York: Haper and Brothers, 1981. Disponible à l’adresse : https://www.biblicalcyclopedia.com/A/augustine.html

[7] MCKINLEY, 1965, p. 73-74.

[8] SHILLING, Henry. The gift of the gods : a study of the historical development of the doctrine of eternal security. Freeport, PA : Fountain Press, 1951, p. 35-38, 44-51, 55-58. Disponible à l’adresse : http://www.imarc.cc/br/pdf/Bk_10007.pdf

[9] BARTHE, J.. Histoire abrégée de la prédestination jugée par la raison et Saint Paul aux Romains. Strasbourg : Silbermann, 1864, p. 57. Disponible à l’adresse : https://books.google.fr/books?id=_A1XAAAAcAAJ

[10] VESTRUCCI, Andrea. Recalibrating the Logic of Free Will with Martin Luther. Theology and Science. 2020, vol. 18, n° 3, p. 358-382. Disponible à l’adresse : https://doi.org/10.1080/14746700.2020.1786216

[11] LUTHER, Martin. De Servo Arbitrio. Chap. 7, p. 113. Cité par : O’Hare. The Facts About Luther. TAN Books, 1987, p. 266-267. « L’homme est comme un cheval. Est-ce que Dieu saute en selle ? Le cheval est obéissant et s’adapte à chaque mouvement du cavalier et va où il le veut. […] Par conséquent, la nécessité, et non le libre arbitre, est le principe directeur de notre conduite. »

[12] BARTHE, 1864, p. 28-29.

[13] KATHERIN, Rogers. Augustine’s Compatibilism. Religious Studies, 2004, vol. 40, n°4, p. 415-435. Disponible à l’adresse : https://doi.org/10.1017/S003441250400722X

[14] HELM, Paul. Calvin the Compatibilist. In : Calvin at the Centre. New York : Oxford University Press, 2010, p. 227-272. http://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780199532186.001.0001

[15] WESLEY, John. Les sermons de Wesley. In : 456-bible [en ligne]. 2003 [consulté le 2020-05-19], Sermon 54, De la libre grâce. Disponible à l’adresse : http://yves.petrakian.free.fr/456-bible/livres1/wesley_sermons3.htm

[16] LUTHER, 1987. « Dieu est l’auteur de ce qui est mal aussi bien que de ce qui est bon, et, comme Il accorde le bonheur à ceux qui ne le méritent pas, il en est de même lorsqu’il damne ceux qui ne méritent pas leur sort. »

[17] CALVIN, Jean. Institution de la religion chrétienne par Jean Calvin. Genève : E. Beroud, 1888, vol 3, chap. 21, art. 7, p. 430. Disponible à l’adresse : https://archive.org/details/institutiondelar00calvuoft/. « Nous disons donc, comme l’Écriture le montre évidemment, que Dieu a une fois décrété par son conseil éternel et immuable, lesquels il voulait prendre à salut, et lesquels il voulait dévouer à perdition. » (Adapté de l’ancien français)

[18] SAMOUELIAN, Samuel, DOULIERE, Richard F.. Jésus-Christ est-il mort sur la Croix pour tous? : simples entretiens sur la double prédestination. Nîmes : S. Samouélian, 1990, p. 9-10. Disponible à l’adresse : https://arminianisme-evangelique.fr/ebook-gratuit-jesus-christ-est-il-mort-a-la-croix-pour-tous/

[19] DAVIS, John Jefferson. The Perseverance of the Saints: A History of the Doctrine. JETS, 1991, vol. 34, n°2, p. 213. Disponible à l’adresse : http://evangelicalarminians.org/files/Davis%20History%20of%20the%20Perseverance%20of%20the%20Saints.pdf

[20] DAVIS, 1991, p. 213.

[21] BURNELL, Peter. The Augustinian Person. Washington, D.C. : The Catholic University of America Press, 2005, p. 85–86.

[22] DAVIS, 1991, p. 213. « […] Augustin ne croit pas que le chrétien puisse dans cette vie savoir avec une certitude infaillible qu’il est en fait parmi les élus et qu’il finira par persévérer. »

[23] DAVIS, 1991, p. 216. « La question de savoir si le croyant, maintenant en état de grâce, resterait en grâce jusqu’à la fin était pour Luther une question ouverte. »

[24] CALVIN, Jean. De la Prédestination éternelle de Dieu. Genève : Jean Crespin, 1552, p. 170. Disponible à l’adresse : https://books.google.fr/books?id=SQPsWRpZBIsC. « [Citant Augustin] Pendant qu'ils vivent bien, on les nomme enfants de Dieu : mais pour ce que leur fin doit être mauvaise, la prescience de Dieu ne les nomme pas ainsi. Car il y a des enfants de Dieu, qui sont tels quant à lui, et ne le sont pas encore quant à nous. Et il y en a d'autres, que nous appelons ainsi, pour la grâce temporelle qui est en eux: mais Dieu ne les tient point pour tels. » (Adapté de l’ancien français, gras ajouté)

[25] CALVIN, Jean. Institution de la religion chrétienne. Genève : Guers, 1818, vol. 2, 3.2.11-12, p. 19-21, 3.24.8, p. 443-444. Disponible à l'adresse :
https://books.google.fr/books?id=Q9pdR5Fp3fgC

[26] CALVIN, Jean. Commentaire de Jean Calvin sur le Nouveau Testament. Paris : Librairie de Ch. Meyrueis, 1855, vol. 4, Hébreux 6:4-5, p. 421. Disponible à l'adresse : http://www.unige.ch/theologie/numerisation/Calvin_NT/volume4.pdf. « Mais je dis que ceci n'empêche point que [Dieu] n'arrose aussi les réprouvés du goût de sa grâce, qu'il n'illumine leurs esprits de quelques étincelles de sa lumière, qu'il ne leur face sentir sa bonté, et qu'il ne grave aucunement sa parole en leurs cœurs. Autrement, où serait cette foi temporelle de laquelle S. Marc, IV, 17, fait mention? Il y a donc quelques connaissances même dans le réprouvé, laquelle s’évanouit peu après, ou parce qu'elle n'avait pas si profondes racines qu'elle devait bien avoir, ou parce qu'étant étouffée, elle flétrit. » (Adapté de l’ancien français, gras ajouté)

[27] CALVIN, 1818, p. 19-20. « [L]’expérience pourtant nous montre que les réprouvés sont quelquefois touchés d’un sentiment presque égal à celui des élus ; en sorte que, selon leur opinion même, ils doivent être mis au nombre des vrais fidèles. […] Dieu, pour les convaincre dans le fond de leur conscience et les rendre entièrement inexcusables, s’insinue dans leurs esprits, et leur fait sentir les effets de son amour autant que sa bonté peut être goûtée sans la vertu de son esprit d’adoption. […] Cela n'empêche pourtant pas que le St.-Esprit ne puisse produire dans le coeur des réprouvés des effets moindres et inférieurs [aux élus]. [...] Ainsi s’en va en fumée l’objection que l’on pourroit faire sur ce sujet, savoir, que si Dieu montre véritablement sa grâce aux réprouvés, cela devroit être perpétuel et stable. Car rien n’empêche que Dieu ne puisse donner sa grâce à quelques-uns en une telle mesure qu’elle s’évanouisse avec le temps. »

[28] CALVIN, 1818, p. 20. « [Le réprouvé sujet à la grâce évanescente est] comme un arbre qui, n'ayant pas été planté assez avant dans la terre, et ne pouvant y jeter des racines vives et profondes, pousse bien à la vérité pendant quelques années des fleurs et des feuilles, et produit même quelques fruits, mais, par succession de temps, se flétrit, sèche, et meurt enfin tout-à-fait. »

[29] BOETTNER, Lorraine. The Reformed Doctrine of Predestination. Philadelphia : The Presbyterian and Reformed Publishing Company, 1932, chap. 14, disponible à l’adresse : https://ccel.org/ccel/b/boettner/predest/cache/predest.pdf « [I]l faut admettre que souvent les opérations communes de l'Esprit sur la conscience éclairée conduisent à la réforme et à une vie religieuse extérieure. Ceux qui sont ainsi influencés sont souvent très stricts dans leur conduite et diligents dans leurs devoirs religieux. Au pécheur éveillé, les promesses de l'Évangile et l'exposition du plan de salut contenus dans les Écritures apparaissent non seulement comme vrais, mais aussi adaptées à sa condition. Il les reçoit avec joie et croit avec une foi fondée sur la force morale de la vérité. Cette foi perdure aussi longtemps que perdure l'état d'esprit par lequel elle est produite. Lorsque cela change, il retombe dans son état habituel d'insensibilité et sa foi disparaît. [...] Souvent, il est impossible pour un observateur ou même la personne elle-même de distinguer ces expériences de celles des vraiment régénérés. » (Gras ajoutés)

[30] CAMPBELL, Charles. The Views of the English Church and Her Reformers on Baptismal Regeneration. London : F. & J. Rivington, 1845, p. 10. Disponible à l’adresse : https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=iDOHxpVZgLIC

[31] PURKISER, W. T.. Concepts contradictoires de la sainteté. Lenexa, KS : Éditions Foi et Sainteté, 2008, p. 87. Disponible à l’adresse : https://www.whdl.org/sites/default/files/resource/book/FR_purkiser_concepts_0.pdf

[32] CALVIN, Jean. De la Prédestination éternelle de Dieu. Genève : Jean Crespin, 1552, p. 170. Telles gens demandent en premier lieu comment nous pourrions être assurés de notre salut, qui selon mon dire, est caché dans le conseil étroit de Dieu. J’ai répondu en mon institution, puisque la certitude de salut nous est proposée en Jésus Christ, que tous ceux qui laissent cette fontaine de vie, de laquelle il nous était aisé de puiser, et vont chercher leur salut aux abîmes qui leurs sont cachées pour le tirer de là, pervertissent tout ordre et font grande injure à Jésus Christ ». (Adapté de l’ancien français, gras ajouté).

[33] CALVIN, 1888, p. 451. « […] Cela a été donc très mal parlé de la part de saint Grégoire, de dire que nous savons bien de notre vocation, mais que de notre élection nous en sommes incertains. » (Adapté de l’ancien français)

[34] CALVIN, 1818, p. 19.

[35] HODGE, A. A.. The Westminster Confession of Faith: A Commentary. Philadelphia: Presbyterian Board of Publication and Sabbath-School Work, 1869, p. 323.

[36] EGBERTS, Egbert. Une « tulipe » peu ordinaire : le calvinisme en question. Olonzac : Éditions l’Oasis, 2016, § Une réconciliation limitée ? « Il est à craindre que s’opère dans ce genre de Calvinisme ce qui s’est passé dans le Judaïsme : la foi vivante et personnelle est évacuée au profit de l’élection. On n’est plus sauvé par la foi, mais par l’élection. Un tel glissement serait fatal. Je m’empresse de dire qu’il y a des croyants profonds et exemplaires dans le milieu calviniste. Pourtant, cette tendance ne plaide pas en faveur d’une recherche de cette foi sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu (Hébreux 11.6). »

[37] BARTHE, 1864, p. 61, 66.

[38] AKIN, James. A Tiptoe Through Tulip. In : EWTN [en ligne]. 1993. Disponible à l’adresse : https://www.ewtn.com/catholicism/library/tiptoe-through-tulip-1163. « Dans les milieux protestants, il existe deux camps majeurs en matière de prédestination : le calvinisme et l’arminianisme. Le calvinisme est courant dans les églises presbytériennes, réformées et baptistes. L’arminianisme est courant dans les églises méthodistes, pentecôtistes et baptistes. »

[39] OPPENHEIMER, Mark. Evangelicals Find Themselves in the Midst of a Calvinist Revival. In : The New York Times [en ligne]. 2014. Disponible à l’adresse : https://www.nytimes.com/2014/01/04/us/a-calvinist-revival-for-evangelicals.html. « L’évangélisme est en plein renouveau calviniste. […] [Au] cours des 30 dernières années environ, les calvinistes ont gagné en importance dans d’autres branches du protestantisme et dans des églises qui se préoccupaient peu de théologie. […] « L’une des préoccupations est que les nouveaux diplômés de certains séminaires baptistes ont infiltré des églises qui ne sont pas calvinistes, et ne le disent pas aux églises ou aux comités de recrutement qui ne sont pas calvinistes », a déclaré le professeur Olson. D’après ce qu’il a entendu, les jeunes prédicateurs « attendent plusieurs mois, puis commencent à approvisionner la bibliothèque de l’église avec des livres » de calvinistes comme John Piper et Mark Driscoll. Ils organisent des cours spéciaux sur des sujets calvinistes, a-t-il dit, et ils dotent l’église de collègues calvinistes. « Souvent, l’église finit par se diviser, les non-calvinistes fondant leur propre église », a déclaré le professeur Olson. »

[40] PICIRILLI, Robert E.. Grace, Faith, Free Will : Contrasting Views of Salvation: Calvinism and Arminianism. Nashville, TN : Randall House Publication, 2002, p. 184. « Je dois cependant remarquer que tous ceux qui croient en la doctrine populaire appelée « sécurité éternelle » ne sont pas fondamentalement calvinistes. Il s’agit là de la position de ceux que j’appelle « sous-calvinistes [NDT : sub-calvinists]. » »

[41] PURKISER, 2008, p. 87. « néo-calvinisme ».

[42] MCINTIRE, C.T.. Free Will and Predestination: Christian Concepts. In : LINDSAY, Jones [ed.]. The Encyclopedia of Religion. (2 ed.). Farmington Hills, MI: Macmillan Reference USA, 2005, vol. 5., p. 3206–3209.

[43] CHADWICK, Henry. Early Christian Thought and the Classical Tradition. Oxford, UK: Clarendon Press, 1966, p. 9.

[44] WILSON, Kenneth. Augustine’s Conversion from Traditional Free Choice to « Non-free Free Will: A Comprehensive Methodology. Tübingen: Mohr Siebeck, 2018, p. 41–94.

[45] WILSON, 2018.

[46] Manichaeism. In : HANEGRAAF, Wouter J. [ed.]. Dictionary of Gnosis and Western Esotericism. Leiden: Brill. 2005, vol. 2, p. 757–765.

[47] BONNER, Gerald. Augustine, the Bible and the Pelagians. In : PAMELA, Bright [ed.]. Augustine and the Bible. Notre Dame, IN: University of Notre Dame Press, 1999, p. 227–243.

[48] SCHAFF, Philip. History of the Christian Church. New York, NY: Charles Scribner’s Sons, [1867], 2002, vol. 3, p. 789, 835.

[49] OAKLEY, Francis.The Medieval Experience: Foundations of Western Cultural Singularity. Toronto : University of Toronto Press, 1988, p. 64.

[50] THORSEN, Don. An Exploration of Christian Theology. Grand Rapids: Baker Books, 2007, chap. 20.3.4.

[51] OLSON, Roger E.. Arminian Theology : Myths and Realities. Downers Grove : InterVarsity Press, 2009, p. 81.

[52] WITZKI, Steve. La pensée des pères de l’Église concernant l’apostasie [Early Christian Writers on Apostasy]. In : Arminianisme Évangélique [en ligne]. 2020-01-25, [consulté le 2020-06-15]. Disponible à l’adresse : https://arminianisme-evangelique.fr/la-pensee-des-peres-de-leglise-concernant-lapostasie/

[53] KEATHELY, Kenneth D. The Work of God: Salvation. In : AKIN, Daniel L. [ed.]. A Theology for the Church. Nashville: B&H Academic, chap. 12.

[54] WILEY, H. Orton, CULBERTSON, Paul T.. Introduction à la théologie Chrétienne. Kansas City, MO : Beacon Hill Press, 1991, p. 101-104.

[55] WILEY, 1991, p. 265-266.

[56] GANN, Gerald. Arminius on Apostasy. The Arminian Magazine, 2014, vol. 32, n°2, p. 5-6. Disponible à l’adresse : http://evangelicalarminians.org/arminius-on-apostasy/

[57] L’opinion des remontrants. In : Arminianisme Évangélique [en ligne]. 2020, chap. 5, art. 5. Disponible à l’adresse : https://arminianisme-evangelique.fr/lopinion-des-remontrants/. « Cependant, bien que les vrais croyants puissent tomber dans ces graves péchés détruisant leur conscience, nous ne croyons pas qu’ils soient immédiatement privés de tout espoir de repentance ; bien que nous reconnaissions qu’il soit possible que cette situation puisse en arriver là, nous croyons que Dieu, selon la grandeur de sa miséricorde, peut à nouveau les rappeler à la repentance par sa grâce. Nous pensons même que de tels rappels ont souvent lieu, quand bien même les croyants déchus n’en ont pas une « pleine conscience », cela ne signifie pas que cet acte de grâce n’ait pas eu lieu. » (Adapté de l’ancien français)

[58] WESLEY, John. Sérieuses réflexions sur la persévérance des saints. In : Arminianisme Évangélique [en ligne]. 2020, Disponible à l’adresse : https://arminianisme-evangelique.fr/serieuses-reflexions-sur-la-perseverance-des-saints/. « Si un croyant fait naufrage quant à la foi, il n’est plus un enfant de Dieu. Donc il peut aller en enfer, oui, et il ira même certainement en enfer, s’il persiste à ne pas croire. »

[59] PURKISER, 2008, p. 106.

[60] HENSHAW, Ben. L'assurance du salut dans l'arminianisme et le calvinisme. In : Arminianisme Évangélique. [en ligne], 2021. [consulté le 2021-03-22] Disponible à l’adresse : https://arminianisme-evangelique.fr/lassurance-du-salut-dans-larminianisme-et-le-calvinisme/

[61] AKIN, 1993.

[62] OLSON, Roger E.. American Christianity and Semi-Pelagianism. In : Roger E. Olson: My Evangelical, Arminian Theological Musings [en ligne]. Patheos, 2011-02-20 [consulté le 2020-07-16]. Disponible à l’adresse : https://www.patheos.com/blogs/rogereolson/2011/02/american-christianity-and-semi-pelagianism/

[63] CALDWELL, Wayne E.. Semi-Pelagianism. In : GRIDER, J. Kenneth, TAYLOR, Willard H.. Beacon Dictionnary of Theology. Kansas City, MO : Beacon Hill Press, 1983, p. 477-478. Disponible à l’adresse : https://www.whdl.org/en/browse/resources/9391

[64] MOODY, Dale. The Word of Truth: A Summary of Christian Doctrine Based on Biblical Revelation. Wm. B. Eerdmans Publishing, 1990, p. 361. « Au XIXe siècle, sous l’influence de l’évangélisme et des missions, la doctrine de la persévérance des saints tomba en disgrâce. Dans deux branches du christianisme évangélique, les termes qui commencèrent à remplacer la « persévérance des saints » furent la « sécurité du croyant » et la « sécurité éternelle ». »

[65] SHILLING, 1951, p. 48.

[66] MOODY, 1990, p. 364.

[67] MOODY, 1990, p. 364. « Le 5 Aout 1841, une oraison funèbre sur Jean 6:37 d’Edward Steane, […] fut intitulée The security of Believers. L’expression fut introduite dans le landmarkisme des baptistes du sud par J. R. Graves, au travers de son éditorial du 3 mai 1873 qui rejetait l’expression « persévérance des saints » et proposait l’expression « sécurité du croyant ». Ce fut là le titre d’un livre de W. P. Bennett en 1895. »

[68] ICE, Tomas, D.. The Calvinistic Heritage of Dispensationalism. Liberty University, 2009, p. 3. Disponible à l’adresse : https://digitalcommons.liberty.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1010&context=pretrib_arch

[69] MOODY, 1990, p. 362.

[70] PATON, Jeff. Un examen historique de la doctrine de la sécurité éternelle. In : Blog de réflexion chrétien [en ligne]. 2013. Disponible à l’adresse : https://reflexionsjesus.wordpress.com/2021/01/03/un-examen-historique-de-la-doctrine-de-la-securite-eternelle/. « Le tournant le plus significatif se fit lors de l’avènement de la théologie du dispensationalisme. J. N. Darby mit cette doctrine en mouvement avec les Frères de Plymouth, et elle fut ensuite catapultée au premier plan avec le réveil associé à D. L. Moody. L’importance de la contribution du dispensationalisme au développement de la sécurité éternelle, réside dans l’approche par laquelle elle divise les Écritures. Les dispensationalistes considéraient en effet que Dieu a un plan de salut spécifique pour chacune des différentes époques, appelées « dispensations ». Cela semblait donner une latitude suffisante pour accepter l’idée « biblique » de sécurité inconditionnelle associée à celle de libre arbitre libertarien. Ainsi, émergea l’idée d’un évangile permettant à tous les hommes d’entrer librement dans la vie éternelle tout en leur refusant cette même liberté une fois entrés. Cette idée devint ensuite pleinement acceptée dans le christianisme du XXe siècle. »

[71] WILEY, 1991, p. 315. « [Pour les Frères de Plymouth] le croyant est saint dans sa « position » mais non pas dans son « état ». La sainteté est donc imputée plutôt qu’impartie. […] La « position » est éternelle, et de là, comme la théorie des Frères de Plymouth, aboutit logiquement à la soi-disant doctrine de « la sécurité éternelle ». »

[72] LEHMAN, Chester K.. Eternal Security. In : The Mennonite Encyclopedia: A Comprehensive Reference Work on the Anabaptist-Mennonite Movement. Scottsdale : Mennonite Publishing House, 1956, vol. 2, p. 253. Disponible à l’adresse : https://gameo.org/index.php?title=Eternal_Security. « La sécurité éternelle […], qui dans la logique calviniste correspond à la « persévérance des saints », a été utilisée, en tant que terme spécifique, par Walter Scott (Frères de Plymouth) dès 1913 (SCOTT, Walter. Selections from Our Fifty Years Written Ministry. London : Alfred Holness, 1913, p. 186). »

[73] ICE, 2009, p. 9. « L’un des premiers groupes non calvinistes à adopter une orientation dispensationaliste se trouve dans le pentecôtisme au milieu des années 1920. »

[74] PURKISER, 2008, p. 87.

[75] PATON, 2013.

[76] MCKINLEY, 1965, p. 45. « […] il y a au moins trois points de vue différents sur la sécurité inconditionnelle. (1) Certains pensent que si quelqu’un abandonne la foi, c’est une preuve certaine qu’il n’a jamais été vraiment converti. (2) D’autres croient qu’une âme, une fois sauvée, sera finalement sauvée, même si entre-temps elle chute, car Dieu la rattrapera d’une manière ou d’une autre et elle ne sera pas perdue. (3) D’autres encore croient que nos péchés, passés, présents et futurs, sont tous pardonnés et que nous irons au ciel quoi que nous fassions après la conversion. »

[77] LEONARD, Bill J. God’s Last and Only Hope: The Fragmentation of the Southern Baptist Convention. Grand Rapids, MI : W.B. Eerdmans, 1990, p. 67.

[78] LEONARD, 1990, p. 67.

[79] En France, le mouvement des frères est principalement représenté par le groupe d’églises CAEF, voir : NEWTON, Ken, NEWTON, Jeanette. The Brethren Movement Worldwide: Key information 2019. Lockerbie : OPAL Trust, 2019. Disponible à l’adresse : https://online.fliphtml5.com/ycin/agxm/#p=147

[80] KITT, Allan. La sécurité éternelle des élus. Servir en L’attendant, 2001, vol. 6. Disponible à l’adresse : https://www.servir.caef.net/?p=6193

[81] WILKIN, Bob. What Is Free Grace Theology? In : Grace Evangelical Society. [en ligne]. 2014-09-01. Disponible à l’adresse : https://faithalone.org/grace-in-focus-articles/what-is-free-grace-theology/

[82] PURKISER, 2008, p. 88.

[83] PURKISER, 2008, p. 107. « Leur propre foi leur fait défaut parce qu’ils ne veulent – ne peuvent – ni faire confiance entièrement à l’amour de Dieu, tel qu’il est exprimé dans l’œuvre définitive de Christ, ni s’appuyer sur les promesses et les privilèges de cet amour ou de cette œuvre. »


Article original : La sécurité éternelle inconditionnelle, développements et formes actuelles. In : Blog de réflexion chrétien [en ligne]. 2021-03-23 [consulté le 2021-04-26]. Disponible à l’adresse : https://reflexionsjesus.wordpress.com/2021/03/23/la-securite-eternelle-inconditionnelle/. Reproduit avec autorisation.

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