Calvinisme, arminianisme, wesleyanisme

Calvinisme

L'ultracalvinisme rigide ou extrême est défini par les cinq points du synode de Dordrecht et est énoncé dans la Confession de foi de Westminster[1]N.D.L.R.: Il s'agit là du calvinisme historique et orthodoxe. Pour plus de détails voir : Étude sur le déterminisme théologique dans le calvinisme . Il déclare que certains hommes et anges sont prédestinés au salut par Dieu pour la manifestation de sa gloire, et les autres à la perdition. Le nombre dans chacun des deux groupes est fixé de manière définitive et est donc inchangeable. Ceux qui sont destinés au salut et qui ont été choisis avant la création l'ont été par la libre volonté de Dieu, sans aucune obligation quelconque de la part de celui qui doit être sauvé. Le salut de ces personnes élues est accordé sans condition, et elles sont assurées de tous les effets bénéfiques de l'expiation. Tous les autres sont laissés de côté[2]WARFIELD, Benjamin. The Westminster Assembly and Its Work. London : Oxford University Press, 1931, p. 148-50..

Les cinq points sont cohérents. Si la souveraineté absolue de Dieu est comprise dans le sens d'Augustin et de Calvin (prémisse du raisonnement), alors le reste du système est logiquement nécessaire. Aucun des points ne peut être séparé de l'ensemble. En fait, la moindre déviation détruit tout le système. Mais si Dieu n'est pas comme ce système suppose qu'il est, peut-être qu'aucun des points n'est vrai et dans ce cas, tout le système s'écroule comme un château de cartes. Tout repose sur cette doctrine particulière de Dieu.

Le concept calviniste de la souveraineté absolue de Dieu est interprété de telle façon que toute manifestation d'opposition de la part d'une créature constitue une menace pour cette souveraineté. Dès lors, par nécessité logique, la souveraineté absolue de Dieu rend impossible toute initiative humaine authentique. Bien que ce concept élimine le sens d'une communion réelle avec Dieu, il satisfait néanmoins le besoin de stabilité que recherchent les hommes. Les calvinistes sont généralement persuadés que ce qu'ils font et que ce qui leur arrive vient directement de la main de Dieu. Les actions des hommes ne doivent pas être imputées à la volonté permissive de Dieu, mais à sa volonté gouvernante. La seule liberté est celle d'accomplir la volonté de Dieu. Dieu peut porter les hommes à pécher, mais Dieu ne pèche pas pour autant. Dieu n'est soumis à aucune loi, si ce n'est la sienne. La volonté de Dieu est créative et causative, donc sa volonté le met dans l'obligation d'accomplir cette volonté. Par conséquent, rien de ce qu'il fait ne peut être appelé péché, parce que tout ce qu'il fait vient de la nature sainte qui lui est propre. Il s'ensuit que les concepts de justice de Dieu et de l'homme n'ont pas nécessairement de commune mesure. Le caractère de Dieu est impénétrable; il n'est donc pas assujetti au jugement de l'homme et ne peut pas non plus être un modèle pour des concepts humains de justice, d'amour, de miséricorde ou de tout autre vertu.

William Shedd, érudit calviniste, a dit : "La doctrine de la prédestination est trop difficile pour les nouveaux convertis. Ne l'enseignez jamais à des  « bébés » en Christ. La doctrine de la prédestination est seulement pour les chrétiens avancés et solides[3]SHEDD, William. Dogmatic Theology. New York : Charles Scribner's Sons, 1888-94, vol. 2, p. 460.".

Shedd révèle ailleurs sa position, à savoir que le credo a une valeur supérieure à celle de l'Écriture. Chaque fois qu'un verset de l'Écriture déclare que tous les hommes sont bénéficiaires du sacrifice expiatoire, il dit que cela signifie "tous les hommes élus ". Tous ces textes affirmant que Christ est mort pour le monde entier désignent un nombre spécifique, déterminé de personnes éparpillées dans le monde entier. Quand l'Écriture dit "quiconque veut" ou "tous ceux qui croient", ceci veut dire : "ceux à qui la foi est donnée[4]Ibid., vol. 2, p. 64-70.".

Voilà comment un concept de Dieu à priori conduit à un principe d'interprétation biblique qui, à son tour, détermine l'orientation théologique ainsi qu'une certaine compréhension du salut.

[L'hyper-calvinisme est une] théologie fataliste [qui] se traduit par un manque de zèle dans l'évangélisation. Soit aucun programme d'évangélisation n'est prévu (car offrir une invitation aux hommes serait mettre en doute la volonté souveraine de Dieu), soit l'appel est lancé avec la conviction que seuls les élus et tous les élus y répondront. Il manque souvent à une telle prédication l'appel chaleureux, émouvant, tendre, engageant du prédicateur qui, comme Paul, s'imposait toutes sortes de sacrifices en tant que messager de Christ, serviteur de tous afin de les gagner à son Seigneur (1 Cor. 9:16-22). Certains [hyper-]calvinistes refusent de collaborer avec Billy Graham parce qu'il invite les hommes à venir à Christ, ce qui fait de lui un "arminien". Rien n'illustre mieux la confusion de pensée engendrée par l'ignorance du fait historique.

Deux courants théologiques extrêmes, et opposés l'un à l'autre sur le plan théologique, découlent [du calvinisme]. L'un est le courant orthodoxe qui vient d'être décrit. L'autre débouche sur des mouvements prétendument appelés néo-orthodoxes. Il ne s'agit pas ici de les décrire, mais nous pouvons quand même dire que l'orthodoxie est soit luthérienne soit calviniste. Nous noterons seulement deux ou trois caractéristiques significatives. Dieu est le Tout Autre, l'inaccessible, l'insondable qui prédestine tout mouvement de l'univers. La prédestination théologique, cependant, n'est pas sélective mais universelle. Le but de la prédication n'est pas de persuader les hommes à se tourner vers Christ, mais de les aider à réaliser que le pardon de Dieu concerne tous les hommes. Dans cette perspective, le salut est conçu hors du cadre de l'histoire et l'universalisme prévaut dans ce mode mythologique de penser.

De nombreuses formes de calvinisme se situent entre les interprétations classiques et contemporaines. L'interprétation de la sanctification dans chaque cas est cohérente par rapport à la philosophie qui structure l'approche théologique.

Arminianisme

Nous en avons assez dit dans cette étude sur Arminius pour le situer dans le courant théologique. Arminius lui-même était évangélique jusqu'au bout des ongles ; ses vues personnelles reprises par Wesley et d'autres ne présentent pas la plus petite trace d'hérésie théologique. Cependant, certains disciples d'Arminius se sont égarés dans le rationalisme pélagien. De cette façon, l'enseignement d'Arminius fut dénaturé et donna naissance à un libéralisme théologique qui exaltait l'homme et niait son besoin d'un sauveur. Il n'existe pas d'évangélisation dans le libéralisme, mais pour des raisons différentes de celles avancées par l'[hyper-]calvinisme et la néo-orthodoxie. L'arminianisme libéral (et ici, le isme doit servir à différencier entre le libéralisme et Arminius) ne considère pas que les hommes sont esclaves du péché au point d'avoir besoin d'un sauveur. L'instruction et la correction des inégalités sociales permettent de racheter les hommes de leur fâcheuse position. Dans cette perspective, l'évangélisation est une tentative superficielle et irréaliste de résoudre les problèmes humains et elle est rejetée parce que totalement dépassée et hors de propos.

L'arminianisme évangélique est fondé sur les cinq points des Remontrants. Un arminien évangélique est quelqu'un qui croit que Dieu, en Christ, étend son amour à tous les hommes et que chacun est responsable personnellement de son attitude par rapport à cet amour.

Wesley répondit à la question Qu'est-ce qu'un arminien? (dans un essai sous ce titre) en disant que les arminiens affirment la réalité du péché originel aussi fortement que les calvinistes, et qu'ils enseignent la justification par la foi. Ils soutiennent que Christ est mort pour tous les hommes, mais que les hommes peuvent résister à l'amour de Dieu, et que les croyants peuvent faire naufrage quant à leur foi. Les calvinistes croient que la prédestination est absolue ; les arminiens croient que le salut dépend de la foi en Jésus-Christ. Wesley était convaincu que de nombreux adversaires des arminiens ne comprenaient pas ce qu'ils combattaient. Wesley tenait à ce que le prédicateur chrétien, qui cherchait à interpréter les positions théologiques et qui recourait à des étiquettes théologiques, soit pourvu d'un bagage intellectuel approprié.

En fait, l'arminianisme est une réaction éthique contre les tendances antinomiennes du calvinisme. Si les hommes sont, dans tous les domaines, déterminés par la prédestination, les exigences morales de la sainteté n'ont aucun rapport avec la vie chrétienne[5]ATKINSON, Lowell. The Achievement of Arminius. In : Religion in Lift, Summer, 1950, p. 422..

Wesleyanisme

La plus importante contribution de John Wesley à la théologie a consisté à corriger une conception de la foi largement répandue, à développer et à appliquer cette doctrine à chaque domaine de la théologie et de la vie chrétienne.

Arminius avait libéré la foi du carcan des décrets, mais il restait à Wesley à prendre cette foi émancipée et à la mettre au cœur même de la religion. Dès lors, la justification par la foi soutenue par Luther aurait une vérité jumelle : la sanctification par la foi. Ceci apportait une nouvelle nuance de sens à la foi - une dimension éthique suggérée par le mot sanctification.

La foi de Wesley n'était pas seulement une affirmation intellectuelle ou un don supplémentaire de Dieu à l'élu, mais c'était une nouvelle façon de vivre, le couronnement d'un nouveau maître sur le trône.

Calvin avait mis l'accent sur la perfection de la foi. Wesley enseignait que le salut complet est la perfection de l'amour et de l'obéissance. La première de ces conceptions est statique ; la seconde est dynamique parce que la foi se traduit par la fidélité et les œuvres de l'amour. La foi n'est pas le but, mais elle est le moyen d'atteindre le but, celui-ci étant de restaurer l'amour de Dieu dans le cœur de l'homme (cf. le sermon de Wesley intitulé "La justice de la foi''). "Nous ne reconnaissons que la foi qui s'exprime par l'amour" ("Un appel ardent"). "La foi devient le moyen dont l'amour est le but" ("La Loi établie par la foi"). "Être chrétien veut dire avoir une foi qui agit par l'amour" ("Nature de l'enthousiasme").

La foi n'est pas la cause du salut, mais la condition pour l'obtenir. Notre foi ne nous sauve pas, mais nous sommes sauvés uniquement par Christ en qui nous plaçons notre foi. Wesley soutient aussi que la foi ne peut être un substitut à la sanctification. La doctrine du salut par la foi ne doit entraîner aucun relâchement dans l'amour et l'obéissance. "Imaginer que la foi surpasse la sainteté est la quintessence de l'antinomisme[6]WESLEY, John. Sermon, "On the Wedding Garment". In : A Compend of Wesley's Theology. New York: Abingdon Press, 1944, p. 167.".

Les bonnes œuvres sont la conséquence de la foi, mais ne peuvent la précéder ("Un appel supplémentaire"). En Europe Occidentale, on a tendance à rejeter Wesley, jugé trop moraliste et à le trouver indigne d'un intérêt théologique sérieux. Bien que Wesley ait attaché de l'importance à la conduite, on ne peut pas vraiment dire que sa théologie était obscurcie ou niée par l'accent qu'il mettait sur l'expérience vécue, si on accepte de mettre en lumière le sens complet de son enseignement.

"Mais s'agit-il de la foi-assurance ou de la foi-adhésion ?", interroge Wesley. Il répond qu'il n'existe aucune mention biblique d'une telle distinction. Il n'existe pas différentes sortes de foi, seulement une différence de degré. "Par cette foi, nous sommes sauvés, justifiés et sanctifiés, prenant ce mot dans son sens le plus noble" (Sermons - "La voie biblique du salut"). Autrement dit, quelle que soit la foi, c'est ce qui nous conduit d'un point à l'autre dans la voie du salut. Cesser d'exercer la foi revient à renoncer à toute position chrétienne. Persévérer dans la foi, c'est être conduit d'étapes en étapes vers la plus haute expérience de la grâce.

La foi, pour Wesley, était beaucoup plus qu'une simple croyance. L'accent mis sur la foi ne l'est pas sur la foi en elle-même, mais sur l'objet de notre foi. Croire en quelque chose est une conception statique. Cela n'implique pas nécessairement un changement dans l'action. Avoir foi en quelque chose implique une relation. Pour Wesley, la foi ne pouvait sauver personne, mais la foi en Christ le pouvait parce que, par elle, Christ devient l'objet central de notre amour et de notre obéissance.

Dans ces conditions, la foi a une signification éthique. Elle signifie une réorientation de notre vie de façon à plaire à Dieu. La foi en Dieu est de la plus grande importance parce que le péché a commencé au moment où la foi en lui a été abandonnée. Une vie de péché est la conséquence de la perte de la foi en Dieu, parce que le manque de foi tue l'amour. La foi évangélique est le fondement d'un nouvel amour et d'une nouvelle obéissance. Or, la sainteté est précisément l'amour et l'obéissance. La foi ne rend pas l'amour et l'obéissance superflus mais, au contraire, elle stimule la croissance de l'amour et de l'obéissance. La perfection chrétienne, ce sont l'amour et l'obéissance que la foi en Christ fait naître et développe.

John et Charles Wesley ont vécu environ 100 ans après la mort d'Arminius. Ils étaient confrontés à deux sources d'erreur religieuse en Grande-Bretagne. L'une provenait de l'arminianisme libéral, l'autre du calvinisme rigide et froid. Aucun de ces deux systèmes ne répondait aux besoins des cœurs affamés ou n'était à même de relever le défi posé par les maux sociaux qui minaient la force de la nation. Pour réfuter ces erreurs, les frères Wesley lancèrent un puissant appel inspiré de la Bible : (1) la nécessité d'une expérience personnelle de la grâce de Dieu qui transforme l'individu, grâce qui pardonne les péchés commis ; (2) la puissance purificatrice du Saint-Esprit pour effacer la tache du péché inné ; (3) une vie digne de Dieu vécue dans ce monde et répondant aux besoins d'une société détruite par l'égoïsme et l'avidité.

Arminianisme wesleyen

John Wesley découvrit les écrits d'Arminius et en fut profondément impressionné. Pendant de nombreuses années, il rédigea une revue appelée l'Arminien, dans laquelle la doctrine de la sainteté était proclamée. Cependant, Wesley développa la position théologique d'Arminius un peu plus que celui-ci ne l'avait fait. Arminius avait une haute conception de la sanctification, mais ne vit pas, comme Wesley parvint à le voir, que la sanctification est aussi reçue par la foi et est administrée par le Saint-Esprit. Le wesleyanisme est l'orthodoxie arminienne à laquelle on a ajouté la chaleur et la puissance du Saint-Esprit. Arminius avait vaguement discerné ce que Wesley comprenait clairement. Tous les deux étaient des hommes de la Parole, et tous deux étaient dominés par cette Parole. En cela, ils sont devenus nos vrais prédécesseurs. Ni l'un ni l'autre n'aurait toléré un mouvement appelé de leur nom. L'un comme l'autre, dans une perspective historique nouvelle, fonda sa théologie sur la Parole de Dieu et non sur la philosophie.

L'arminianisme wesleyen s'oppose au libéralisme de Pélage, car il insiste sur notre besoin de Christ, le Rédempteur, qui doit nous sauver du péché réel et inné. Il s'oppose aussi à l'antinomisme de l'ultracalvinisme par la doctrine de la délivrance de la tache de la corruption, et par la doctrine de la grâce qui rend l'homme capable de vivre sans pécher sciemment.

Wesley ne mettait pas l'accent sur le libre arbitre comme on le suppose si souvent[7]CHILES, Robert E.. Methodist Apostasy from Free Grace to Free Will. Religion in Lift, vol. 27, n° 3, 1958, fait un exposé clair de cette transition et montre quel point Wesley soulignait vraiment. Voir aussi le sermon de Wesley intitulé De la libre grâce., mais sur la libre grâce ou grâce prévenante, accordée à chacun et à tous, et qui est à l'origine de tout le bien trouvé dans le monde. L'homme naturel est diabolique, mauvais, totalement corrompu. Quelque bien qui puisse se trouver en l'homme, il ne s'y trouve que par la libre grâce de Dieu. L'homme est totalement corrompu et incapable de se tirer d'affaire tout seul. C'est la grâce qui est à l'origine de tout bien ou de toute capacité des hommes[8]COX, Leo George. John Wesley's Concept of Perfection. Kansas City : Beacon Hill Press of Kansas City, 1964, p. 30-31.. Même le chrétien, aussi fort qu'il puisse être, ne possède pas la bonté innée.

Le chrétien, expliquait Wesley, n'est pas comme un arbre qui vit de son propre système de racines. Il est plutôt une branche en Christ qui, si elle est retranchée de l'arbre, meurt puis est détruite. Christ est notre vie et notre justice. A tout moment, nous devons être couverts par le sang expiatoire de l'Agneau de Dieu[9]WESLEY, John. A Plain Account of Christian Perfection. Kansas City: Beacon Hill Press of Kansas City, 1966, p. 53-54.. La personne humaine reste humaine. Elle est, en fait, bien plus authentiquement humaine qu'avant d'être sauvée. Elle est faible, ignorante, faillible, sujette aux tentations. Elle a constamment besoin de la grâce renouvelée de Dieu, non pour réprimer son humanité, mais pour affermir son être intérieur par le Saint-Esprit.

Wesley ajouta un élément essentiel au point de vue arminien: l'œuvre du Saint-Esprit. Et cette force dynamique est ce qui constitue un élément nouveau et d'une portée considérable dans la théologie évangélique contemporaine. Les implications qui en découlent seront abordées dans la dernière partie de cette étude.


Source : WYNKOOP, Mildred Bangs. Les fondements de la théologie wesleyo-arminienne. Chennevière-sur-Marne : Maison des publications nazaréennes, 1999, p. 58-64.

Références

Références
1N.D.L.R.: Il s'agit là du calvinisme historique et orthodoxe. Pour plus de détails voir : Étude sur le déterminisme théologique dans le calvinisme
2WARFIELD, Benjamin. The Westminster Assembly and Its Work. London : Oxford University Press, 1931, p. 148-50.
3SHEDD, William. Dogmatic Theology. New York : Charles Scribner's Sons, 1888-94, vol. 2, p. 460.
4Ibid., vol. 2, p. 64-70.
5ATKINSON, Lowell. The Achievement of Arminius. In : Religion in Lift, Summer, 1950, p. 422.
6WESLEY, John. Sermon, "On the Wedding Garment". In : A Compend of Wesley's Theology. New York: Abingdon Press, 1944, p. 167.
7CHILES, Robert E.. Methodist Apostasy from Free Grace to Free Will. Religion in Lift, vol. 27, n° 3, 1958, fait un exposé clair de cette transition et montre quel point Wesley soulignait vraiment. Voir aussi le sermon de Wesley intitulé De la libre grâce.
8COX, Leo George. John Wesley's Concept of Perfection. Kansas City : Beacon Hill Press of Kansas City, 1964, p. 30-31.
9WESLEY, John. A Plain Account of Christian Perfection. Kansas City: Beacon Hill Press of Kansas City, 1966, p. 53-54.
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