Résurrection de Jésus : Cavin et la distinction entre réanimation et résurrection

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[Note éditoriale : Cet article fait partie d’un dossier sur la résurrection de Jésus et répond à une objection critique spécifique. L’argument des faits maximaux complet est présenté dans l’étude principale.
Lire l’étude principale : Peut-on défendre historiquement la résurrection de Jésus ? Exposé de l’argument maximaliste]

1 Présentation de Robert Greg Cavin et de sa principale objection

Tout comme Matthew McCormick, Robert Greg Cavin est un philosophe sceptique quant à la résurrection de Jésus. À l'instar de McCormick, il évite de se perdre dans les méandres de l’histoire et s’abstient d’examiner les preuves historiques concrètes, préférant formuler ses objections depuis sa tour d'ivoire philosophique. Son argument contre la résurrection ne consiste pas tant à affirmer qu’elle n’a pas eu lieu qu'à soutenir qu’il nous serait de toute façon impossible d’en avoir la moindre preuve, même si les Évangiles étaient entièrement fiables et que la résurrection avait bel et bien eu lieu ! Comme il l'écrit : « Je soutiendrai, en particulier, que puisque la résurrection implique la transformation d'un corps mort en un corps surnaturel, nos seules sources de preuve potentielles, à savoir les traditions pascales du Nouveau Testament, ne fournissent pas suffisamment d'informations pour permettre d'établir l'historicité de la résurrection, même en supposant leur fiabilité historique totale1CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p. 19. »

Si votre première réaction est la même que la mienne lorsque j’ai entendu cela pour la première fois, vous vous demandez probablement comment Cavin peut sérieusement soutenir une telle thèse. Après tout, si la résurrection a réellement eu lieu, il s'agit d'un événement historique qui devrait pouvoir être établi à l'aide de preuves historiques, non ? Mais Cavin n’est pas d’accord. Pour comprendre pourquoi, il faut d’abord bien saisir la distinction entre résurrection et réanimation. Une réanimation consiste simplement à ramener un corps mort à la vie. Ce corps continuera de vieillir, de se détériorer et finira par mourir à nouveau. Ce n’est pas ce que les chrétiens croient être arrivé à Jésus. Comme le dit Stephen T. Davis : « Lorsque les disciples juifs de Jésus parlaient de sa résurrection, ils ne prétendaient pas qu'il était simplement revenu à la vie terrestre ordinaire. Ce que nous appellerions une « réanimation ». Pensez par exemple au prophète Élie qui ressuscite le fils de la veuve (1 Rois 17:17-24), à Jésus qui ressuscite la fille de Jaïrus, âgée de douze ans (Matthieu 9:18-26 ; Marc 5:21-43 ; Luc 8:40-56), ou encore à Jésus qui ressuscite son ami Lazare après qu'il ait passé « quatre jours » dans le tombeau (Jean 11:38-44). Dans tous ces cas, la personne est ramenée à la vie de manière miraculeuse. Cependant, chacune de ces personnes […] finira par mourir à nouveau2DAVIS, Stephen T. Risen Indeed: Making Sense of the Resurrection. Grand Rapids: Eerdmans, 1993, p. 25–26. »

En revanche, la résurrection consiste à revenir à la vie dans un corps glorifié, incorruptible et immortel. C'est ce que les chrétiens croient être arrivé à Jésus. Et c'est précisément là que commence l'argument de Cavin. Selon lui, en effet, toutes les preuves dont nous disposons, et même celles que nous pourrions avoir, ne suffisent pas à distinguer un Jésus réanimé d'un Jésus ressuscité. Comme il l'explique : « À la lumière de ce bref rappel du concept de résurrection tel qu’il est compris par ceux qui prétendent qu’il existe des preuves historiques suffisantes pour établir la résurrection de Jésus, il est clair que l’hypothèse de la résurrection ne doit pas être confondue avec l’affirmation relativement faible de la revivification :

  • Jésus est mort, puis est revenu à la vie.

Cette affirmation est strictement neutre par rapport aux hypothèses de la résurrection et de la réanimation de Jésus. En revanche, l’hypothèse de la résurrection est logiquement équivalente à une affirmation beaucoup plus ambitieuse :

  • Jésus est mort, puis a été transformé en un corps surnaturel vivant.

[…] Corrélativement, il est évident que ceux qui affirment que les traditions pascales du Nouveau Testament sont suffisantes pour établir l’hypothèse de la résurrection ne prétendent pas seulement que les preuves suffisent à établir l’hypothèse (1), mais aussi, et de manière significative, l’hypothèse (2) bien plus forte, ainsi que les implications dispositionnelles spécifiques qui en découlent logiquement. […] Or, si (1) peut très bien être établi par la perception sensorielle […], ce n'est absolument pas le cas de (2)3CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p. 21-23. »

2 Stratégie de réponse n° 1 : la preuve de la réanimation est suffisante

Nous pourrions maintenant répondre à Cavin de deux manières. Premièrement, nous pourrions suggérer que nous défendons simplement la thèse selon laquelle Jésus a été ressuscité par Dieu, sans trancher sur le fait qu'il s'agisse d'une réanimation ou d'une résurrection. Même si la résurrection de Jésus après trois jours n'était qu'une simple réanimation, celle-ci serait tout de même miraculeuse. En effet, lorsque des personnes sont réanimées après avoir été déclarées cliniquement mortes, c'est généralement grâce à une réanimation cardio-pulmonaire, à une défibrillation et à une ventilation assistée, et ce, quelques minutes seulement après le décès. Dans le cas le plus extraordinaire de réanimation médicale jamais enregistré, Velma Thomas a été réanimée 17 heures après avoir été déclarée cliniquement morte. Mais nous n'avons aucune raison de croire qu'un individu mort depuis trois jours entiers, sans aucun traitement médical, pourrait être ramené à la vie naturellement. Cela est d'autant plus improbable que les souffrances infligées à Jésus lors de sa crucifixion étaient extrêmement brutales. Ajoutons à cela le fait que Jésus avait prédit son retour à la vie comme un signe divin destiné à authentifier son message, et nous pouvons raisonnablement conclure que, qu'il s'agisse d'une réanimation ou d'une résurrection, son retour à la vie constitue un miracle. Comme le formule Stephen T. Davis dans sa critique de l’article de Cavin : « Il me semble que la plupart des apologètes chrétiens qui traitent du sujet de la résurrection, dont je fais partie, cherchent simplement à établir la crédibilité rationnelle de la croyance en (1), qui décrit déjà un miracle suffisamment important en soi. […] Cavin soutient que « ceux qui affirment que les traditions pascales du Nouveau Testament sont suffisantes pour établir l’hypothèse de la résurrection ne prétendent pas seulement que les preuves suffisent à établir l’hypothèse (1), mais aussi, et de manière significative, l’hypothèse (2) ». La véracité de cette affirmation dépend toutefois de la définition de l'« hypothèse de la résurrection ». Si cela concerne l'ensemble de la doctrine chrétienne de la résurrection, Cavin a raison. Mais si cela signifie « Dieu a ressuscité Jésus d'entre les morts », alors ce n'est pas vrai. Je pense que les traditions pascales du Nouveau Testament suffisent à établir cette affirmation4DAVIS, Stephen T. Disputed Issues: Contending for Christian Faith in Today's Academic Setting. Oxford: Oxford University Press, 2010, p. 51. » Et comme le note J. P. Holding avec un brin d'ironie, « Cavin exigerait-il qu'on ne puisse affirmer que Jésus a vraiment ressuscité tant qu'on n'a pas la preuve qu'il n'est pas mort de vieillesse en 1300 après J.-C. ? C'est une posture étrange, car un Jésus qui reviendrait d'entre les morts pour ensuite mourir des siècles plus tard de la gangrène aurait déjà subi une forme de guérison miraculeuse qui exigerait une explication, et qui, de toute façon, est déjà contraire à la vision matérialiste du monde que défend Cavin5HOLDING, J. P. Defending the Resurrection: Did Jesus Rise from the Dead?. NP: Tekton Apologetics Press, 2009, p. 113. »

Et c'est tout ce dont nous avons réellement besoin pour défendre le christianisme. Nous disposons d'un miracle qui confirme la véracité des enseignements de Jésus. Une fois cela reconnu, il faut également se souvenir que l'un des éléments centraux de cet enseignement était l'annonce par Jésus de sa propre résurrection. Ainsi, tant que nous pouvons établir que la résurrection de Jésus constitue un miracle confirmant divinement son message, nous avons alors de solides raisons de croire en sa résurrection. Certes, les preuves historiques ne soutiendraient rien de plus que le fait que Jésus ait été au moins miraculeusement réanimé. Cependant, combinée à l’enseignement de Jésus lui-même, lequel est maintenant validé par le miracle en question, nous sommes pleinement justifiés de conclure que Jésus n’a pas simplement été réanimé, mais qu'il a bel et bien été ressuscité. Pour reprendre les mots de William Lane Craig : « Étant donné le contexte historico-religieux de la conscience radicale qu’avait Jésus de lui-même, de ses prétentions blasphématoires, sans parler de son activité de faiseur de miracles, d’exorciste et d’annonceur de l’irruption du Royaume de Dieu, la résurrection de Jésus d’entre les morts par Dieu est, de façon tout à fait plausible, comprise comme la ratification divine de ces prétentions6CRAIG, William Lane et GORRA, Joseph E. A Reasonable Response: Answers to Tough Questions on God, Christianity and the Bible. Chicago: Moody Publishers, 2013, p. 306–307. »

Cavin anticipe effectivement ce genre d'argument, mais sa réponse est difficile à prendre au sérieux. Il objecte en effet que nous ne pouvons pas nous fier au témoignage de Jésus sur ce point, car il est théoriquement possible que d'autres facteurs puissent l'expliquer. Il écrit : « Il est théoriquement possible qu'un esprit maléfique très puissant […], ou un groupe d'extraterrestres technologiquement avancés mais moralement corrompus, […] ait provoqué la réanimation, l'ascension et les apparitions glorieuses de Jésus, soit en le forçant à mentir sur la résurrection, soit en le dupant pour qu'il croie à tort qu'elle avait bel et bien eu lieu, en l'élevant, après son ascension, dans un faux paradis7CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p.35. »

Je dois avouer que je suis quelque peu stupéfait de retrouver ce niveau d’argumentation, venant d’un philosophe qualifié, dès le premier chapitre d’un ouvrage qui se veut pourtant une critique sérieuse de la résurrection de Jésus. Cavin n’offre rien de plus que la simple possibilité que Jésus se soit trompé ou qu’il ait été trompé. Mais ce qu’il lui faut démontrer, c’est que cette hypothèse est plus probable, ou au moins aussi probable, que celle selon laquelle Jésus disait la vérité. Or, comme nous le savons, il est possible que nous ayons tous été créés il y a cinq minutes, avec des souvenirs intégrés et de la nourriture déjà digérée dans notre estomac. Pourtant, rares sont ceux qui considèrent cela comme une raison de considérer cette possibilité comme probable. Il est possible que nous soyons dans la matrice, ou victimes du démon malin de Descartes, et que le monde extérieur n’existe pas. Pourtant, rares sont ceux qui considèrent cette possibilité comme raisonnable. La possibilité pure coûte peu : il est toujours possible d’imaginer un scénario hautement complexe et ad hoc pour contourner n’importe quel faisceau de preuves. Mais en procédant ainsi, on augmente considérablement la complexité de l’hypothèse, ce qui diminue d’autant la plausibilité de sa véracité.

Le fait que Cavin soit capable d'imaginer un scénario alternatif extrêmement élaboré dans lequel Jésus aurait été réanimé, puis aurait prétendu à tort que cela constituait une preuve divine de sa résurrection, ne suffit en rien à faire de ce scénario une explication concurrente sérieuse de l'hypothèse de la résurrection. Comme le rappelle à juste titre Craig, « Pour tout ensemble de données, il existe une infinité d'hypothèses compatibles avec ces données. […] En déduisant que Jésus est revenu d'entre les morts dans le sens plein que ce terme revêt dans le judaïsme, on procède à une inférence vers la meilleure explication des données8CRAIG, William Lane et GORRA, Joseph E. A Reasonable Response: Answers to Tough Questions on God, Christianity and the Bible. Chicago: Moody Publishers, 2013, p. 306. »

3 Stratégie de réponse n° 2 : les capacités surnaturelles de Jésus à son retour à la vie

Deuxièmement, à partir des seules données historiques, nous pouvons conclure que le corps de Jésus possédait des capacités inhabituelles après sa résurrection. Il pouvait notamment disparaître et réapparaître à volonté, traverser des portes fermées, etc. Si ces capacités ne prouvent pas directement que son corps était incorruptible ou insensible au vieillissement, elles montrent néanmoins qu'il ne s'agissait pas d'un corps humain ordinaire. Si nous acceptons cela, alors nous avons de bonnes raisons de penser que son corps ressuscité possédait également d'autres caractéristiques extraordinaires, comme celles que la tradition associe à un corps glorifié. Comme le dit Richard Swinburne, « la résurrection de Jésus fut une résurrection dans laquelle Jésus disposait de pouvoirs surnaturels (pouvoir de traverser les portes, etc). J'ai soutenu dans le chapitre précédent que Jésus revendiquait un statut divin. Et le fait de revenir à la vie avec des pouvoirs surnaturels montre, au minimum, qu’il possédait un statut surnaturel, ce qui constitue un premier moyen de démontrer sa divinité9SWINBURNE, Richard. Was Jesus God? Oxford: Oxford University Press, 2010, p. 125. » J. P. Holding ajoute : « Il est vrai que nous n'avons aucune preuve directe que Jésus n'aurait pas pu être détruit par une bombe à hydrogène, etc. Cependant, les preuves directes fournies par Jésus constituent une preuve circonstancielle qu'il aurait pu survivre à de telles tentatives10HOLDING, J. P. Defending the Resurrection: Did Jesus Rise from the Dead?. NP: Tekton Apologetics Press, 2009, p. 114. »

Quoi qu’il en soit, l’ensemble du raisonnement de Cavin semble hautement hypothétique. Il est peu probable que Cavin croit que Jésus ait été réellement ressuscité, même sous la forme d’une simple réanimation. En réalité, je ne connais aucun sceptique qui défende sérieusement cette idée. C’est pourquoi je soupçonne toute cette ligne argumentative chez Cavin d'être un écran de fumée destiné à nous détourner de la véritable question : qu’est-ce qu’il croit, lui, qu’il s’est passé ce matin de Pâques ? S'il devait défendre une thèse explicite contre la résurrection de Jésus, au lieu de chipoter sur les limites exactes des preuves historiques, je pense que son argumentation ne tiendrait pas longtemps. Pour mémoire, lorsque Cavin s'est aventuré à expliquer ce qu'il croit réellement, il a suggéré l'idée absurde qu'il y avait un frère jumeau identique à Jésus, qui aurait été pris à tort pour lui après la crucifixion. Il n'est donc pas étonnant qu'il préfère tergiverser sur la portée exacte des preuves historiques plutôt que de défendre cette hypothèse. Mais même si l'on considère sa critique isolément, l'argument de Cavin contre la rationalité de croire en la résurrection me semble extrêmement faible. Sa critique ressemble à un argument sémantique trivial qui élude totalement les vraies questions de fond.

4 Conclusion

En résumé, cette section examine l'argument de Robert Greg Cavin selon lequel les seules preuves historiques ne permettent pas de trancher entre une résurrection véritable et une simple réanimation. J'ai proposé deux grandes pistes de réponse. Premièrement, j'ai soutenu que, même dans l'hypothèse d'une simple réanimation, cet événement constituerait un miracle, ce qui suffirait à appuyer la validité du message de Jésus et, par conséquent, la vérité du christianisme. Or, Jésus a enseigné qu'il ressusciterait. Ainsi, même si l'on ne pouvait historiquement établir uniquement une réanimation miraculeuse, il serait facile et légitime d'en inférer une véritable résurrection, par l'enseignement même de Jésus qui serait authentifié par ce miracle. Deuxièmement, le corps ressuscité de Jésus a démontré des capacités bien supérieures à celles d'un corps naturel. Cela rend hautement plausible l'idée que son corps ressuscité possédait d'autres propriétés surnaturelles, telles que l'incorruptibilité ou l'immortalité, en d'autres termes, les caractéristiques d'un corps glorifié. Ces deux points montrent, selon moi, que l’argument de Cavin ne constitue pas une objection sérieuse à la croyance rationnelle en la résurrection de Jésus.

 


Source : PALLMANN, David. Resurrected: The Case for the Resurrection of Jesus [vidéo en ligne]. YouTube, 2025. [consulté le 28 juillet 2025]. Disponible à l'adresse : https://www.youtube.com/watch?v=UqI0EQcsUe4

Références

  • 1
    CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p. 19
  • 2
    DAVIS, Stephen T. Risen Indeed: Making Sense of the Resurrection. Grand Rapids: Eerdmans, 1993, p. 25–26
  • 3
    CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p. 21-23
  • 4
    DAVIS, Stephen T. Disputed Issues: Contending for Christian Faith in Today's Academic Setting. Oxford: Oxford University Press, 2010, p. 51
  • 5
    HOLDING, J. P. Defending the Resurrection: Did Jesus Rise from the Dead?. NP: Tekton Apologetics Press, 2009, p. 113
  • 6
    CRAIG, William Lane et GORRA, Joseph E. A Reasonable Response: Answers to Tough Questions on God, Christianity and the Bible. Chicago: Moody Publishers, 2013, p. 306–307
  • 7
    CAVIN, Robert Greg. “Is There Sufficient Historical Evidence to Establish the Resurrection of Jesus?”. In: PRICE, Robert M. et LOWDER, Jeffery Jay, éd. The Empty Tomb: Jesus Beyond the Grave. Amherst, NY: Prometheus Books, 2005, p.35
  • 8
    CRAIG, William Lane et GORRA, Joseph E. A Reasonable Response: Answers to Tough Questions on God, Christianity and the Bible. Chicago: Moody Publishers, 2013, p. 306
  • 9
    SWINBURNE, Richard. Was Jesus God? Oxford: Oxford University Press, 2010, p. 125
  • 10
    HOLDING, J. P. Defending the Resurrection: Did Jesus Rise from the Dead?. NP: Tekton Apologetics Press, 2009, p. 114