Le semi-augustinisme, position du second concile d’orange

Jean Cassien

L’ultime frontière

Retour d’un an et demi en arrière : J’étais convaincu que le calvinisme ne pouvait résoudre le problème du mal; j’étais convaincu que les interprétations arminiennes de Romains 9 et d’autres passages clés, surpassaient les interprétations calvinistes; j’étais convaincu que le point de vue moliniste sur l’omniscience et la providence était capable de tenir correctement compte des textes bibliques relatifs à la souveraineté de Dieu dans le salut. Toutefois, je ressassais une question lancinante : « Si cette interprétation arminienne de l’Ecriture était si convaincante, pourquoi semblait-elle si nouvelle, si spéciale ? » En effet, j’avais entendu de nombreuses fois à mon école biblique que le calvinisme ne correspondait à rien d’autre qu’à la foi chrétienne historique.

J’avais entendu et lu moi-même que les Pères de l’église rejetaient tout déterminisme et attribuaient tout mal et la chute au libre-arbitre. D’un autre coté, on m’avait aussi enseigné que, lors des débats entre Pélage et Augustin, lorsque la discussion en fut à son point culminant, l’église s’était radicalement rangée du côté d’Augustin. L’église catholique le fit résolument jusqu’à ce qu’elle se corrompe durant la période médiévale, adoptant alors le semi-pélagianisme contre lequel les réformés se sont rebellés. Ainsi, quand les réformés se battirent pour une sotériologie calviniste, ils n’avaient rien inventé de nouveau. Ils avaient simplement enseigné ce que l’église soutenait historiquement.

Cela me dérangeait. Certes, j’avais ma « carte de membre protestant », ce qui implique que je m’en tiens à ce que je crois que la Bible dit même si cela contredit une quelconque autorité ecclésiale. Pourtant, je ne voulais pas discréditer l’histoire de l’église non plus. Mon opinion était que si l’église avait résolu unanimement une question, alors la charge de la preuve était placée sur celui qui défie la tradition afin de démontrer que l’enseignement reçu n’est pas fidèle. J’étais disposé à croire que la preuve contre une sotériologie calviniste était assez convaincante pour porter cette charge de la preuve.

D’un autre coté, je n’ai jamais accepté le point de vue selon lequel les Pères de l’église devaient être acceptés en tous points. Certains arminiens le font mais je suspecte qu’ils adoptent cette position en partie car cela les aide à justifier leurs revendications. Je suis personnellement plus d’avis que les leçons clés de l’histoire de l’église se trouvent dans les conciles, dans lesquels l’église s’est rassemblée et en est souvent venue à des conclusions quasi-unanimes sur des questions d’importance.

Par conséquent, j’ai examiné le débat entre Pélage et Augustin, et je me suis focalisé particulièrement sur le Concile d’Orange [529], soit le concile résultant de leurs débats. J’ai découvert que sa position était étonnamment proche de mes propres croyances !

Le Concile d’Orange

Resituons premièrement le débat : Pélage soutenait que le plus grand cadeau que Dieu a donné à l’homme était son libre-arbitre. Il disait qu’il est possible pour l’humanité de vivre une vie juste uniquement par son bon vouloir; il disait qu’il y avait certainement d’autres hommes avant Jésus qui avaient vécu des vies sans péché; il disait que la grâce de Dieu n’est pas nécessaire pour se repentir; mais que la repentance était nécessaire. Ainsi, le pélagianisme est la thèse que l’humanité est capable de venir à Dieu et vivre de manière juste par sa propre volonté, sans l’assistance d’aucune sorte de grâce, parce que l’humanité est née dans un état d’innocence et libre du péché.

La pensée d’Augustin est un peu plus compliquée à décrire, en partie parce que ses vues ont évolué avec le temps. Au début il parlait comme les autres Pères de l’église, puis il développa certaines doctrines très proches du calvinisme moderne. En substance, il en vint à avancer que l’homme est si dépravé par le péché que Dieu doit travailler dans sa vie avec une énorme puissance de grâce afin de vaincre sa résistance à Sa volonté. Le salut est entièrement dépendant de la volonté de Dieu; la volonté de l’homme n’y est pour rien.

En bref, Pélage et Augustin s’affrontèrent, et le pélagianisme fut condamné lors de multiples conciles, dont le point culminant fut le Concile d’Orange [529] environ cent ans après le débat initial. Plus spécifiquement, après que le pélagianisme fut radicalement condamné, surgit la question de savoir si oui ou non une position semi-pélagienne pouvait être adoptée. Le semi-pélagianisme soutenait que même si l’homme possède une nature pécheresse, il reste assez de bonté en l’homme pour saisir l’offre gracieuse de Dieu sans l’assistance de la grâce divine. C’est cette position que le Concile d’Orange a cherché à examiner, pour finalement la condamner.

Quoiqu’il en soit, ce qui est souvent oublié par les calvinistes est que, même si le pélagianisme et le semi-pélagianisme ont été pleinement condamnés, l’augustinisme n’a pas été pleinement  adopté. C’est plutôt une position semi-augustinienne qui semble avoir été présentée dans les canons du Concile d’Orange. Ceux-ci sont d’accord avec Augustin que l’homme est mort dans ses péchés, et ne peut venir à Dieu par sa propre volonté. Toutefois, ils n’ont pas affirmé que la grâce de Dieu envers les pécheurs est irrésistible ou que la volonté de l’homme n’a aucune part dans le salut, comme l’avait argumenté initialement Augustin et plus tard les calvinistes. Je dirais que les canons sont compatibles tant avec le calvinisme que l’arminianisme, même si selon moi, ils penchent plus vers une interprétation arminienne.

Aperçu des canons

Il existe 25 canons, qui sont tous des paragraphes courts, ainsi qu’une conclusion[1]DENZINGER, Heinrich. Symboles et définitions de la foi catholique, [Edition 37]. Paris : Cerf, 1996. Disponible à l’adresse : http://catho.org/9.php?d=bv5#crd . Ils peuvent être regroupés ainsi :

Les canons 1-2 affirment le péché originel :

« Si quelqu’un dit que, par l’offense résultant de la prévarication d’Adam, l’homme n’a pas été tout entier, dans son corps et dans son âme, « changé dans un état pire », et s’il croit que le corps seul a été assujetti à la corruption cependant que la liberté de l’âme demeurait intacte, trompé par l’erreur de Pélage, il contredit l’Ecriture […] ».

Les canons 3-8 refusent que l’homme puisse atteindre Dieu pour le salut sans le travail du Saint-Esprit :

« Si quelqu’un dit que la miséricorde nous est donnée par Dieu lorsque, sans la grâce, nous croyons, nous voulons, nous désirons, nous faisons des efforts, nous travaillons, nous prions, nous veillons, nous étudions, nous demandons, nous cherchons, nous frappons à la porte et qu’il ne confesse pas que notre foi, notre volonté et notre capacité d’accomplir ces actes comme il le faut se font en nous par l’infusion et l’inspiration du Saint- Esprit ; s’il subordonne l’aide de la grâce à l’humilité ou à l’obéissance de l’homme et s’il n’admet pas que c’est le don de la grâce elle-même qui nous permet d’être obéissants et humbles, il résiste à l’Apôtre qui dit : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1Co 4:7) et : « C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis » (1Co 15:10). »

Les canons 9-20 affirment, de différentes manières, que l’homme, étant dépravé par le péché, est incapable de faire le bien sans la grâce de Dieu, et qu’ainsi Dieu doit faire en premier le travail dans l’homme avant qu’il ne puisse venir à Dieu :

« On ne peut prévenir la grâce par aucun mérite. » « Nul misérable ne peut être affranchi de sa misère, si grande qu’elle soit, s’il n’est prévenu par la miséricorde de Dieu. » « Chaque fois en effet que nous faisons le bien, Dieu opère en nous et avec nous pour que nous opérions »

Les canons 21-25 examinent la relation entre la grâce de Dieu et la volonté de l’homme :

« La volonté de Dieu et de l’homme. C’est leur volonté que font les hommes, non celle de Dieu, lorsqu’ils font ce qui déplaît à Dieu ; mais lorsqu’ils font ce qu’ils veulent, pour servir la volonté divine, même si c’est en voulant qu’ils font ce qu’ils font, c’est cependant la volonté de celui qui prépare et ordonne ce qu’ils veulent. » « L’amour dont nous aimons Dieu. Aimer Dieu est entièrement un don de Dieu. Lui qui aime sans être aimé, a donné de l’aimer. Sans plaire nous avons été aimés afin qu’advienne en nous de quoi plaire. Car il a répandu dans nos coeurs la charité, l’Esprit (Rm 5:5) du Père et du Fils, Esprit que nous aimons en même temps que le Père et le Fils. »

La conclusion déclare :

« Nous devons avec l’aide de Dieu, prêcher et croire que le péché du premier homme a tellement dévié et affaibli le libre arbitre que personne depuis, ne peut aimer Dieu comme il faut, ni croire ni faire le bien pour Dieu si la grâce de la miséricorde divine ne l’a prévenu. » « Nous croyons aussi […] qu’après avoir reçu la grâce […] [de telles personnes] peuvent et doivent accomplir, avec l’aide et la coopération du Christ, tout ce qui concerne le salut de leur âme, s’ils veulent fidèlement y travailler. […] Nous confessons et nous croyons aussi pour notre salut que, dans toute bonne oeuvre, ce n’est pas nous qui commençons et qui sommes ensuite aidés par la miséricorde de Dieu, mais que c’est lui, sans aucun bon mérite préalable de notre part, qui d’abord nous inspire et la foi et l’amour, pour que nous […] puissions accomplir avec son aide ce qui lui plaît. »

Il s’en suit alors un anathème, qui est une condamnation d’une croyance hérétique :

« Non seulement nous ne croyons pas que certains hommes soient prédestinés au mal par la puissance divine, mais s’il était des gens qui veuillent croire une telle horreur, nous leur disons avec toute notre réprobation : anathème ! »

En rassemblant ces différents points, il en ressort quatre postulats :

  1. Le péché a laissé l’homme dans la ruine, incapable de chercher Dieu, incapable de tendre la main vers Dieu pour supplier le pardon. (C’est très clair dans ce qui précède.)
  2. Dieu doit, par conséquent, agir le premier afin que l’homme reçoive le salut. (De même, c’est assez clair.)
  3. Cependant, ce « premier acte de Dieu » n’est pas décrit comme étant une œuvre irrésistible; Il est décrit comme « prévenant » la foi de l’homme (voir le point de conclusion ci-dessus). En fait, la conclusion argumente aussi que l’homme doit chercher à œuvrer « avec l’aide et la coopération de Christ » afin de recevoir le salut. Ce que nous avons essentiellement là est la doctrine souvent appelées « grâce prévenante » , qui établit simplement que Dieu doit œuvrer d’abord dans le cœur des pécheurs avant qu’ils ne puissent chercher Dieu. Mais, une fois de plus, cette grâce n’a pas un effet « automatique ». […] Les hommes doivent faire usage de cette grâce pour croire en Christ. Dieu pourvoit à cette étincelle de lumière par laquelle les hommes peuvent correctement voir et comprendre les vérités de l’Evangile, mais l’homme doit, à ce moment-là, se saisir de cette grâce et croire en Christ pour le salut. Je pense que cela a été merveilleusement transcrit dans l’hymne de Charles Wesley « And Can it Be »[2]WESLEY, Charles. Quoi ! le sang de l’Agneau. [And Can it Be]. In : SAILLENS, Ruben. Sur les ailes de la foi. Nogent-sur-Marne : Éditions de l’Institut biblique, 1933, n°612, st. 4.

    Quand mon âme était prisonnière
    Des ténèbres et du péché,
    Les purs rayons de Ta lumière,
    O Christ, dans ma nuit m’ont cherché,
    Ce feu divin m’a fait renaître,
    Et me voici, mon Roi, mon Maître !

    Premièrement, nous voyons que nous sommes morts dans le péché. « Quand mon âme était prisonnière, Des ténèbres et du péché » Nous sommes emprisonnés par nature et par notre péché. Deuxièmement, « Les purs rayons de Ta lumière, O Christ, dans ma nuit m’ont cherché, » Troisièmement, « Ce feu divin m’a fait renaître, Et me voici, mon Roi, mon Maître ! » Les calvinistes supposent que l’étape deux garantit l’étape trois. Ce n’est pas cela la pensée de Wesley; il n’était aucunement un calviniste. Il aurait expliqué que la lumière que Dieu fait briller est la grâce prévenante, et notre renaissance qui nous permet de le suivre vient de notre libre décision.
    .
  4. En dernier lieu, le Concile dément catégoriquement ce que les calvinistes comme John Piper affirment explicitement : « Non seulement nous ne croyons pas que certains hommes soient prédestinés au mal par la puissance divine, mais s’il était des gens qui veuillent croire une telle horreur, nous leur disons avec toute notre réprobation : anathème ! » Ceci exprime clairement que si quelqu’un pèche ou va en enfer, cela n’est pas parce que Dieu l’a ordonné ! C’est parce qu’il l’a choisi lui-même. Pourquoi alors les gens pèchent ? Parce qu’ils résistent la grâce prévenante de Dieu. Donc ce sont les calvinistes, qui croient que Dieu prédestine les pécheurs à l’enfer pour sa gloire, qui ont été réprimandés dans ce canon. Et en effet, ce n’est pas la seule fois que cette doctrine fut condamnée. Plus tard (environ 300 ans après le Concile d’Orange), le penseur Gottschalk fut vigoureusement condamné par l’église pour avoir essayé de soutenir que Dieu prédestine les pécheurs à l’enfer.

Je conclue que l’histoire de l’église ne donne aucun soutien à l’idée populaire que le calvinisme correspondrait à la compréhension historique de l’Evangile. En fait, le calvinisme correspond plutôt à une conception hyper-augustinienne [ou augustinienne] de l’Evangile. Mais l’église n’a jamais embrassé une conception hyper-augustinienne, mais semi-augustinienne. Un telle conception semi-augustinienne est totalement en phase avec l’arminianisme et non le calvinisme.

Semi-augustianisme

Réponse à quelques objections

  1. Premièrement, on objectera que je suis en train d’utiliser l’histoire de l’église comme un argument. Pour rappel, il s’agit d’une réponse à la revendication calviniste. Si un calviniste choisit d’argumenter « Bien! Vous m’avez convaincu du fait que le calvinisme n’est pas la compréhension chrétienne historique de l’Evangile, mais je souhaite argumenter en sa faveur sur des bases bibliques. » Dans ce cas je dis : faites ! Je suis tout à fait d’accord que notre autorité finale est l’Ecriture. Toutefois, je pense que l’histoire de l’église donne un certain avantage aux arminiens.
  2. Deuxièmement, ceux qui connaissent les canons du Concile d’Orange objecteront que j’ai omis différentes phrases clés concernant la relation entre le salut et le baptême. Par exemple, il déclare : « Nous croyons aussi et confessons à notre bénéfice que dans toute œuvre bonne, ce n’est pas nous qui prenons l’initiative et sommes alors assistés à travers la miséricorde de Dieu, mais Dieu lui-même le premier inspire en nous à la fois la foi en lui et l’amour pour lui sans aucunes œuvres bonnes de notre part qui le précèderaient et qui mériteraient une récompense, de telle sorte que nous devons à la fois chercher fidèlement le sacrement du baptême et, après le baptême, être capables par son aide de faire ce qui lui plaît. » Cela reflète ce que je pense avoir été une erreur dans l’église primitive, à savoir une tendance à confondre le salut et le baptême, et de voir le baptême comme ayant l’effet d’ôter le péché originel. C’est un point sur lequel la plupart des calvinistes et des arminiens sont d’accord. Je n’ai donc pas ressenti le besoin de faire apparaître cet aspect dans ma démonstration.

Conclusion

Je ne peux identifier le calvinisme à la foi chrétienne historique. Il me semble qu’au cours de l’histoire, lorsque le christianisme commença à dériver vers le pélagianisme, le réflexe des chrétiens fut de basculer vers un extrême opposé et d’embrasser les principes correspondant au calvinisme.

Ceci advint avec Augustin : il semble que ses débats avec Pélage l’aient conduit à une vue extrême de la relation entre la grâce de Dieu et la volonté de l’homme. De façon similaire, pendant la Réforme, je pense que si Calvin et Luther ont tant élevé la grâce de Dieu et tant abaissé la volonté humaine, c’était en réponse aux enseignements extravagants de l’église catholique. Encore aujourd’hui, beaucoup d’églises en Amérique sont abonnées à un évangile [semi]-pélagien, qui sous-entend qu’une personne peut se tourner vers Dieu par sa propre volonté, indépendamment de la grâce de Dieu. De même, beaucoup ont répondu aujourd’hui à cette conception en réagissant excessivement.

D’un autre coté, nous voyons aussi à travers l’histoire, que l’église trouva toujours son équilibre. Après Augustin, nous avons le Concile d’Orange. Après Luther, nous avons Philippe Melanchthon. Après Calvin, nous avons Arminius. Et après les calvinistes d’aujourd’hui, je pense que nous allons assister à une résurgence de théologiens et pasteurs semi-augustiniens/arminiens.

Je suis reconnaissant aux calvinistes. Ils ont placé haut la barre de la pensée intellectuelle; beaucoup de chrétiens, comme moi, ne se préoccupaient pas de théologie jusqu’à ce que des calvinistes passionnés s’affirmèrent. Ils ont élevé haut la barre pour mettre en relief le rôle préemptif de Dieu dans le salut. Avant d’entendre la prédication des calvinistes, je n’avais qu’une vague idée du rôle du Saint-Esprit dans l’éclairage de l’homme aveugle dans son péché ! Pour faire court, les calvinistes ont certainement éveillé beaucoup de chrétiens de leur sommeil, et de ce point de vue, j’attribue la résurgence du calvinisme à la main souveraine de Dieu !

Néanmoins, je ne verrais pas le calvinisme comme la fin de la Réforme divine moderne. Je pense que Dieu destine l’influence du calviniste à être portée à un équilibre plus sain, un équilibre que je suis heureux d’appeler arminianisme.


Article original : APOCADA, Jordan, DELEU, Rémy [trad.]. Accepting/Rejecting Calvinism (Pt. 13: Calvinism, Church History, and Prevenient Grace). In : Society of Evangelical Arminians [en ligne]. 2017-08-29 [consulté le 2021-03-22]. Disponible à l’adresse : http://evangelicalarminians.org/acceptingrejecting-calvinism-pt-13-calvinism-church-history-and-prevenient-grace/

Références

Références
1DENZINGER, Heinrich. Symboles et définitions de la foi catholique, [Edition 37]. Paris : Cerf, 1996. Disponible à l’adresse : http://catho.org/9.php?d=bv5#crd
2WESLEY, Charles. Quoi ! le sang de l’Agneau. [And Can it Be]. In : SAILLENS, Ruben. Sur les ailes de la foi. Nogent-sur-Marne : Éditions de l’Institut biblique, 1933, n°612, st. 4.

Quand mon âme était prisonnière
Des ténèbres et du péché,
Les purs rayons de Ta lumière,
O Christ, dans ma nuit m’ont cherché,
Ce feu divin m’a fait renaître,
Et me voici, mon Roi, mon Maître !

Premièrement, nous voyons que nous sommes morts dans le péché. « Quand mon âme était prisonnière, Des ténèbres et du péché » Nous sommes emprisonnés par nature et par notre péché. Deuxièmement, « Les purs rayons de Ta lumière, O Christ, dans ma nuit m’ont cherché, » Troisièmement, « Ce feu divin m’a fait renaître, Et me voici, mon Roi, mon Maître ! » Les calvinistes supposent que l’étape deux garantit l’étape trois. Ce n’est pas cela la pensée de Wesley; il n’était aucunement un calviniste. Il aurait expliqué que la lumière que Dieu fait briller est la grâce prévenante, et notre renaissance qui nous permet de le suivre vient de notre libre décision.

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